
Le Pédibus, c’est une sorte d’autobus
pédestre, un ramassage scolaire à
pieds, un convoyage d’élèves.
A Bourges, la formule a
été mise en place dans
un quartier de l’école
Beaumont.
Depuis une année, des enfants
de l’école Beaumont (ils étaient
quatorze en juin dernier) ont le
réflexe pédibus grâce à l’initiative
écolo et citoyenne de deux
mamans, Hélène Petitjean et
Agnès Zoppé.
"Nous avons apporté notre soutien
à cette démarche à travers
l’aide technique d’Anne Papegaey,
chargée de mission à la
direction écologie et développement
durable. En outre une aide
financière de la Ville de Bourges
a permis d’offrir gilets jaunes de
sécurité et assurance" précise Roland Narboux, Maire-adjoint
chargé de l’Ecologie et du développement
durable.
Comme avec le bus, il y a des points d’arrêt et des horaires à respecter pour ne pas mettre en retard toute la ligne… qui part de la rue Faidherbe, via Jean Bart et Gionne. Le parcours ne dépasse pas le kilomètre à pied pour les plus éloignés, et s’effectue en une vingtaine de minutes. Les souliers ne sont pas usés et les avantages sont nombreux !
Le Pédibus limite ainsi l’utilisation de la voiture, les embouteillages sauvages, les bouchons devant la grille de l’école. C’est bon pour la planète et la santé. Les enfants prennent l’habitude d’une activité physique quotidienne sans risque de fatigue. "Il a même été remarqué qu’ils sont plus attentifs en classe, car mieux réveillés" précise Anne Paepegaey.
Le Pédibus accompagne les
enfants toute l’année, quatre
jours par semaine pour ceux
qui le souhaitent, quelle que soit
la saison. Son plus bel atout ?
Créer du lien social. "Les enfants
ne sont pas forcément dans la
même classe et apprennent à se connaître. Il y a une émulation, et
c’est rassurant pour des parents
de savoir que leur enfant ne part
pas seul".
Les accompagnateurs réguliers
étaient jusqu’alors au nombre
de sept, "des parents et deux
retraités du quartier. On a aussi
des aides ponctuelles".
Hélène Petitjean en espère
autant cette année pour escorter
le groupe fluo… et recrute toutes
les bonnes volontés. "Huit,
c’est idéal. A raison de deux
accompagnateurs par jour, cela
ne mobilise qu’un matin dans la
semaine".