
Souhaitez-vous contribuer à la connaissance de la richesse de la biodiversité de votre ville ?...
Cette campagne s’adresse à vous !
La Ville cherche en effet à établir le recensement d’espèces remarquables présentes sur le territoire communal. L’objectif est de modéliser une représentation cartographique de la présence de ces animaux à Bourges.
Dès que vous observez ou entendez un de ces animaux, nous
vous invitons à transmettre par e-mail ou par courrier au muséum d'histoire naturelle les
informations suivantes :
> Animal identifié
> Date de l’observation
> Localisation de l’observation (rue, numéro, ...)
> Photo de l’observation (si possible)
Fouine Elle a le corps de la taille d’un chat mais avec des pattes plus courtes, une longue queue d’écureuil et une bavette blanche sous le cou. Cette espèce nocturne peut s’avérer bruyante (cris, grognements et cavalcades) quand elle s’installe en famille dans un comble mal isolé. Une dizaine de familles de fouines sont connues sur la ville de Bourges : hyper centre, Lazenay, marais... Auxiliaire de l’homme, elle régule naturellement les populations de pigeons urbains et de rongeurs mais se nourrit également de fruits à la belle saison.
Grand paon de nuit C’est le plus grand papillon de nuit d’Europe avec ses 15 cm d’envergure. Les 4 larges ocelles, semblables à de grands yeux sont caractéristiques de l’espèce. Il apparaît sous forme de papillon d’avril à juin. Sa superbe chenille se caractérise par ses couleurs vives : sur sa robe d’un vert pomme à jaunâtre de nombreux tubercules saillants jaunes lorsque la chenille est de petite taille puis bleus turquoise lorsqu’elle grandit sont munis de longues soies noires. La chenille, visible en juillet-août, peut atteindre 12 cm. Ce sont les jardins avec fruitiers et les vergers qui lui permettent de se maintenir en ville. Si les antennes sont en forme de plumes, c’est un mâle, si elles sont filiformes, c’est une femelle.
Hirondelle de fenêtre La queue est courte, le plumage contrasté, ardoisé sur le dos avec un ventre et croupion blanc pur. Hirondelle maçonne et citadine, elle forme des colonies. Les nids sont régulièrement construits sous une avancée de toit, une gouttière, un angle de fenêtre. Constitué de boulettes de terre, il est fermé à son sommet et n’est accessible que par une petite ouverture ronde. Les hirondelles de fenêtre s’installent sur Bourges fin avril et en repartent fin août. Fidèle, elle revient chaque année à son nid. C’est une espèce sensible à la pollution et par le fait, un excellent indicateur de la qualité de l’environnement.
Petit rhinolophe De la taille d’une grosse noix, c’est la seule chauve-souris qui pend ainsi complètement enfermée dans sa membrane alaire, tel un petit fruit noir. Souvent solitaire ou en très petits effectifs. En hiver c’est un hôte régulier des caves de Bourges, tant qu’un soupirail ouvert lui permet d’y accéder. Il est très fidèle à sa cave, où il reviendra fidèlement tout au long de sa vie, accroché au même support.
Chouette hulotte On l’entend plus que l’on ne la voit. C’est le célèbre « Hou hou » qui signale en fin d’hiver sa présence dans les jardins et parcs des villes. Les juvéniles, couverts de duvet, doivent être laissés sur place. Si les poussins quittent le nid très tôt, il y a toujours un parent qui les surveille de loin. Malheureusement, cette belle chouette semble en régression depuis deux décennies sur Bourges.
Crapaud accoucheur C’est un minuscule crapaud à la pupille dorée de la taille d’un petit pouce. Le mâle porte les oeufs accrochés au bas de son dos, et cette pratique lui a valu son nom. Plus audible que visible, il lance à la nuit à partir de mars, des notes courtes, flutées et répétitives « tout... tout... tout ». On ne peut confondre cet appel avec aucune autre espèce présente sur Bourges. Sa présence est notée le long des marais hors des zones inondables, c’est là qu’il creuse dans le sol meuble son petit terrier.
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