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Réunion du 21 janvier 2016

Le conseil de quartier s’est réuni en assemblée plénière le jeudi 21 janvier 2016 dans la salle 137 à l’Hôtel de Ville, sous la présidence de Monsieur Pierre Antoine GUINOT.

Présents :

- M. Pierre Antoine GUINOT, Vice- Président de quartier,
- Mme BOIZIAU Janine, M. CIDERE Alain, M. DEBENOIST Bernard, M. DEDET Pierre, Mme DEYBER Dominique, M. DOMEC Alain, Mme GABRIELE Marie-Pierre, M. LOISEAU Laurent, M. PITAUT Jean-Pierre, Mme POTIER Jacqueline, Titulaires ;
- M. CIUP Daniel, Mme DUFAU Thérèse, Mme LEBLANC Laurence, Suppléants ;
- Mme MORIN Florence, Coordonnateur de la Démocratie Participative.


Excusés :

- Mme DOMEC Marie-France, Mme DUNOYER Véronique, M. LAEBENS Valentin, Mme SARREAU Michèle, Mme SERET Caroline, Titulaires ;

Absents :

- Mme BESSARD Magali, M. CROTTE Joël, Mme FENOLL Véronique, M. GUEGUEN Kevin, Mme MAGOT Nathalie, Conseillers Municipaux,
- M. AIDOUD Said, M. BONTEMPS Anthony, Mme CHAUVEAU Estelle, Mme DAVENTURE-PROHET Florence, M. DOKOULA Yvon, Mme GILBERT Yvette, M. GUILLOUX Robin, Mme RULLON Cécile, M. VERIN Thomas, Titulaires.

M. GUINOT, Vice-Président, ouvre la séance à 18 heures 10.

I- Le compte-rendu de la séance précédente

M. GUINOT demande à l’assemblée d’exprimer d’éventuelles remarques sur le document transmis par courrier ou par messagerie.

Aucune observation, le compte-rendu est donc approuvé.


II – Renouvellement du secrétaire de séance

M. LOISEAU est volontaire et la majorité absolue approuve.

III – Concertation sur le site historique de la Maison de la Culture

Mme Jeanne ROMERO, Chargée de Communication pour la Ville et la Communauté d’Agglomération, expose un point d’étape sur cette concertation qui a pour but de répondre à la question : quel avenir pour le site de l’ancienne Maison de la Culture ?

La ville de Bourges a lancé un appel à idée en mars 2015. Les propositions ont été classées en 4 familles :
- Culture et Patrimoine,
- Sport et Loisirs,
- Economie : projets liés au commerce,
- Berruyers : projets orientés sur la vie ensemble.

Derrière cela, la Ville a relancé des inscriptions pour réaliser des ateliers. Aujourd’hui, les inscriptions sont closes. A côté de cela, la Ville a lancé une consultation pour travailler avec un cabinet spécialiste en concertation publique. Une fois le Cabinet choisi, une première réunion aura lieu avec la totalité des participants inscrits.

Un membre s’interroge sur la destination des subventions de la DRAC et à savoir si cette dernière n’a pas imposé une limitation sur le choix du projet du site.

Mme ROMERO précise que la DRAC financera le projet dans le cas où celui-ci porterait sur un établissement culturel.
M. GUINOT indique que la Ville n’est normalement pas limitée à un projet culturel sur ce site. Toutefois, il se renseignera sur l’exactitude de ces faits.


IV - Sujet commun : les perspectives d’évolution au niveau de la communauté d’agglomération

Mme Cécile JAMET, Conseillère Technique du Cabinet de M. le Maire, expose les perspectives d’élargissement de la communauté d’agglomération. En effet, M. le Maire souhaite apporter une information suite à l’article paru dans les Nouvelles de Bourges.

Dans le cadre de la loi NOTRe parue en août 2015, l’Etat appelle les communes à des regroupements à l’échelle de 15 000 habitants. L’Etat convie donc les petites communes à entrer dans une intercommunalité pour répondre aux exigences de cette loi. Par conséquent, le département du Cher est concerné.

En octobre dernier, Madame la Préfète a ainsi présenté un nouveau Schéma de Coopération Intercommunale. Ce document définit les compétences, les types d’intercommunalité et les périmètres de ces Etablissements Public de Coopération Intercommunale.

Aujourd’hui, la Préfecture propose deux rapprochements : une première possibilité de fusion entre les communautés de communes de Terres Vives et Terroirs d’Angillon, et, à côté de cela un deuxième regroupement entre Terres d’Yèvre, Vals du Cher et de l’Arnon.

rapprochements communes

Ces nouvelles communautés de communes ainsi créées au Nord et à l’Ouest empêchent la communauté d’agglomération de Bourges de s’agrandir alors que l’agglomération devrait continuer à se développer pour pouvoir envisager la réalisation de grands équipements.

C’est pourquoi, cet axe de développement doit répondre à un besoin d’agir sur un territoire, à l’échelle du département du Cher. La communauté d’agglomération de Bourges souhaite favoriser et développer des atouts sur ce département, en matière de développement économique et d’attractivité.

En effet, au niveau régional, la Ville de Bourges est la troisième ville tandis que l’agglomération se positionne au sixième rang, après Dreux et Blois. Actuellement, BOURGES PLUS rassemble 16 communes et compte 100 234 habitants. Ce choix d’agrandissement permettrait de trouver une meilleure place et se positionner au niveau du troisième rang.

agglomérations
Aujourd’hui, les discussions sont en cours entre les différents présidents de communautés de communes. Toutefois, la communauté d’agglomération de Bourges a formulé un souhait : une extension sur le territoire de Vierzon. Ce schéma favoriserait une complémentarité forte en terme de développement économique à grande échelle.
Notre territoire serait ainsi visible et attractif pour faire venir de nouveaux acteurs locaux.

A côté de cela, des projets communs de territoires - comme Agglobus, le SCOT Berruyer et la mission locale - sont actuellement mis en place avec les communautés de communes suivantes : Terres Vives, Terroirs d’Angillon, et Terres d’Yèvre. Par conséquent, il serait cohérent dans un premier temps de fusionner tous ces périmètres. A savoir dans le cas où cette cohésion se réalise, le projet compterait une agglomération d’environ 250 000 habitants et 66 communes.

L’objectif de cette démarche est donc de renforcer notre département au niveau régional, voire même au niveau national. Aujourd’hui, nos espaces sont considérés à dominante rurale et ce projet permettrait d’inscrire notre territoire dans une dynamique urbaine et métropolitaine.

…………..

Le débat est ouvert.


Un membre se demande quelle entité a le pouvoir de décision.
Mme JAMET précise qu’en dernier ressort Mme la Préfète prendra la décision entérinée par un arrêté préfectoral.

Une personne fait remarquer que ce projet vise à créer une agglomération qui engloberait la moitié de la population du département. Cela risque de désertifier les communes à proximité. Si on pousse la logique jusqu’au bout, il serait peut-être plus intéressant de fusionner tout le département.
Mme JAMET indique que cette proposition est une possibilité mais une autre cohérence peut être trouvée sur le territoire du Boischaut jusque dans le Sancerrois qui possèdent des points forts en commun : agriculture, tourisme, etc. Aujourd’hui, le projet est dans la prospective. Le Maire de Bourges souhaite une réflexion sur un projet ambitieux pour les années et décennies à venir. Pour cela, M. BLANC a rencontré toutes les chambres de commerce et des métiers, de même que la Chambre d’Agriculture, dont son Président est favorable pour une dynamique d’agglomération. Ceci développerait une capacité plus forte de consommation par l’urbain.

Un membre s’interroge sur la suite du processus.
Mme JAMET explique que toutes les communautés de communes peuvent proposer actuellement des amendements par rapport au SCOT. Ces amendements vont être étudiés et à partir de mars, la Préfète retranscrira toutes ces propositions. Ensuite, un schéma sera soumis à la validation. Si ce dernier n’est pas approuvé par les élus, Mme la Préfète a l’autorité pour acter les périmètres. Aucun recours n’existe.

Un conseiller demande quelles personnes votent ce projet ?
Mme JAMET précise que ce sont les 2/3 des membres de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale. Elle regroupe tous les Présidents des communautés de communes, le Président de l’agglomération, 5 représentants des villes les plus peuplées, 5 représentants des villes les moins peuplées, un représentant du Département et de la Région, soit environ 25 votants.

M. GUINOT conclut en indiquant qu’il est important d’informer sur l’enjeu de cette réforme afin que les habitants comprennent bien cette démarche.


IV – Etude d’aménagement d’espaces verts devant les habitations

M. BAJARD, Directeur des services Espaces Verts, intervient ce soir pour apporter des orientations suite à la demande d’aménagement d’espaces verts devant les habitations du centre ville.

M. BAJARD explique que ce thème est pratiqué dans différentes villes comme Bordeaux, Lyon, etc. Certaines proposent des découpages d’enrobés pour libérer un espace de manière cohérente. A côté de cela, des communes distribuent des graines aux habitants à insérer dans les stries des murs.

Aujourd’hui, pour aider le conseil de quartier dans cette démarche, les services ont besoin de définir quelques points : les personnes prêtes à s’investir dans ce projet, le choix des espaces et sa gestion.

Ce projet consiste en l’appropriation, par les riverains, des espaces au plus proche de leurs habitations. M. BAJARD insiste sur le fait que l’entretien des espaces est à la charge des habitants.

A partir de ces réponses, les services pourront apporter une aide et des conseils pour exploiter cette idée.

M. GUINOT précise que la réflexion doit porter sur le choix des plantes, notamment pour éviter des végétaux envahissants sur les trottoirs. Cette idée n’est peut-être pas à développer à chaque habitation. Il invite les membres à visualiser sur internet les expériences réalisés par les villes. Ce projet est réalisable et peut enrichir l’attractivité de notre ville.

M. BAJARD souligne que ce projet sera soumis à des contraintes. Par exemple, la Ville n’utilise plus de produits phytosanitaires, par conséquent, la démarche devra être en cohérence avec la stratégie communale sur le plan environnemental.

……….

M. GUINOT ouvre le débat.

Un membre fait remarquer que la difficulté est de savoir jusqu’où le projet accepte la liberté de planter et son contrôle, car la liberté de faire pousser des plantes fait que ces dernières deviennent abondantes au détriment du côté esthétique.
M. BAJARD précise que cette démarche demandera des conseils de la part des services de la Ville de Bourges et la mise en place d’une convention. Sa mise en œuvre devra être encadrée.

Un conseiller propose l’emplacement de la place Georges Sand au niveau des pieds des arbres et y planter des primevères. En outre, ce type de plantes s’entretient tout seul.

Une personne n’envisage pas cette idée dans sa rue qui ne serait pas adaptée.
M. GUINOT précise que ce projet n’est pas obligé de se développer dans toutes les rues de Bourges.

Un participant est favorable à cette idée et propose cette démarche pour reprendre l’exemple de la rue Bourbonnoux. Le fleurissement s’intègre bien dans l’architecture médiévale. Son souhait est de développer ce cas dans d’autres rues, comme la rue Samson. Cette personne est justement intéressée par la technicité et l’expertise de M. BAJARD et propose d’ouvrir l’idée sur un plan écologique, notamment sur le réchauffement des villes par les végétaux, l’idée des potagers communs, etc.

Un conseiller propose l’idée d’un mur végétal.
M. BAJARD affirme que les retours des premières expériences ne sont pas satisfaisants. A côté cela, ce type d’implantation demande des frais de fonctionnement importants.


M. GUINOT indique que la municipalité est favorable pour réaliser cette opération. Il invite les membres à réfléchir et à revenir vers les services pour définir d’une démarche. Toutefois, cette opération doit venir d’une vraie volonté d’un collectif.

M. GUINOT demande à la commission « Vivre en Centre Ville » de procéder à une étude de ce projet. Les services des Espaces Verts restent à leur disposition.


V- Les projets programmés au 1er trimestre dans le quartier

Bâtiments

  • Halle Saint Bonnet
    Travaux d’aménagement intérieur
  • Nez dans les Etoiles
    Bungalows et implantation chapiteau école du cirque rue Henri Sellier + locaux stockage
  • Divers ascenseurs
    Mise en conformité des ascenseurs (Halle St Bonnet – Conservatoire et Médiathèque)
  • Hôtel de Ville
    Aménagement locaux 2ème étage dans le cadre de la mutualisation

Voirie

Rues Félix-Pyat et du Coin – Haslay
Changement du réseau d’eau potable et réfection de la chaussée


Concernant l’ancien site des services des eaux rue Henri Sellier, un conseiller demande si le local longeant le parking du conservatoire sera utilisé par l’association Nez dans les Etoiles. Dans le cas contraire, serait-il possible d’abattre ce bâtiment pour agrandir le parking.
M. GUINOT indique que le local n’est pas utilisable en raison des problématiques de pollution. La municipalité n’envisage pas pour le moment de le démolir.


VI- Commission Voirie

Plusieurs remarques ont été faites sur des points particuliers de la ville et sont listées ci-dessous :

1- Concernant l’impasse de l’Avenir qui est une voie privée, les utilisateurs des deux gymnases, situés à proximité, stationnent dans cette voie et notamment devant les garages.
La commission propose de mettre une pancarte au niveau des gymnases et des écoles du voisinage pour rappeler que cette rue est privée.

2- Le fonctionnement des feux à l’angle de la rue d’Auron et du boulevard Lamarck semblerait avoir été modifié. En venant du Boulevard Lamarck, seules deux ou trois voitures peuvent passer ce qui entraîne un ralentissement de la circulation important. Cette décision est-elle momentanée.

3- Le panneau avec le plan de la ville a été déplacé de la rue Jean Girard sur la Place Saint Bonnet. Pourquoi ?

4- Dans les Marais, la commission propose l’installation une signalétique « voie privée » pour éviter aux touristes et aux promeneurs d’emprunter la voie privée près de l’entrée des Marais (au niveau de la galerie d’exposition).

5- La commission suggère d’uniformiser la signalétique du Centre Commercial Avaricum par l’indication « Centre Commercial Avaricum » et non Avaricum seul, qui n’est pas très explicite pour les touristes ou personnes qui n’habitent pas Bourges.

6- Les membres proposent à nouveau de remettre la priorité à droite au niveau du carrefour rue Gambon avec l’avenue Jean Jaurès.
M. GUINOT est défavorable à cette idée en raison du risque de faire augmenter le flux de circulation rue Moyenne.

7- Les membres font remarquer qu’en bas du boulevard Foch, les plots en plastique blanc vont être vite abîmés de même qu’en haut du Cours Anatole France.
Mme MORIN précise que cette installation est une phase de test et que les services ont prévu prochainement d’aménager des obstacles en béton.

8- Le groupe de travail souhaite que la Ville intervienne auprès des bars et restaurants pour imposer des cendriers afin de limiter les tas de mégots de cigarettes sur les trottoirs et les caniveaux dans les rues.
M. GUINOT indique qu’il devra évoquer ce sujet avec les responsables de ces établissements.

9- Déplacer l’entrée du Parking Cujas pour éviter notamment le samedi le blocage de la rue du Commerce au croisement avec la rue Jacques Cœur.
M. GUINOT pense qu’avec la mise en place du jalonnement des parkings les flux de véhicules changeront peut-être.

10- Avenue du 95ème de Ligne, la priorité à droite manque de visibilité en raison des voitures stationnées rue Victor Hugo.

………….

La commission a procédé ensuite à un état des lieux des endroits dangereux :

1. Déplacer une place de parking handicapé au niveau de la Place de la Nation (voir les deux photos ci-dessous)

Place de la Nation

Place de la Nation

2. Rue Théophile Lamy : Le nouvel aménagement a-t-il vraiment ralenti le trafic des véhicules et leur vitesse ?

3. Boulevard Clémenceau, la commission signale une vitesse excessive des voitures. La Ville pourrait-elle mettre en place des comptages ? La commission propose également de régler les feux entre ceux de la Place Saint Bonnet et ceux près du Carrefour City de manière à réduire la vitesse sur cet axe.

4. Pour traverser le boulevard Juranville, au niveau de la rue Littré, les piétons doivent être très vigilents.

5. La commission a observé un certain nombre d’anomalies concernant la signalétique et notamment leur nombre qui encombrent le paysage.

rue de la Cage Varte

rue du Guichet


rue Mayet Genetry

Le panneau de droite est de trop, les véhicules venant de la rue Moyenne ne voient pas. En outre, ce panneau ne sert pas pour les automobilistes venant de la rue Louis Pauliat en raison de sens unique.

 

rue Jacques Coeur

Hotel Lallemant

rue Coursarlon

Rue Mirebeau

Rue Mirebeau

6. Une étude des panneaux indiquant la Cathédrale a été réalisée et montre un manque de signalisation pour guider les touristes. En outre, elle est peu visible et se confond dans la masse signalétique. L’inventaire des panneaux signalétique est le suivant :

signalétique

signalétique

7. La commission a observé dans la rue Bourbonnoux des plots en béton qui sont un peu trop massifs. Les membres proposent de les remplacer par des éléments moins gros ou mettre des fleurs.

rue Bourbonnoux

8. Rue Moyenne, les jardinières avec les arbres sont mal positionnées tout au long de la voie. Il serait intéressant de les placer deux par deux l’un en face de l’autre et d’augmenter leur nombre.

rue Moyenne

9. La rue Jean Girard est régulièrement confrontée aux dépôts de poubelles sauvages à l’angle de la rue. La commission propose de mettre à disposition un container pour éviter cette mauvaise image à l’entrée du quartier historique.

rue Jean Girard

rue Jean Girard


10. Parking au pied de la Cathédrale. Les membres font remarquer qu’il est désolant d’autoriser ce stationnement aussi près de ce monument. L’autorisation est-elle tolérée uniquement le dimanche ?


Pour conclure, la commission a rédigé cet état des lieux sous la forme d’un livret qui sera remis en pièce annexe. Ce document sera également transmis dans les services de la Ville.


VII- Commission Patrimoine et Culture

Les membres ont travaillé sur les sujets suivants :

1 – PARCOURS » NUITS LUMIÈRE »
Dans le prolongement du travail réalisé et présenté lors de la réunion plénière du         9 juin, la commission estime que la couleur bleue est emblématique de ce parcours dans la ville, et qu’elle doit rester l’axe identitaire de cette manifestation. Lors d’une précédente réunion avec M. Pierre-Antoine GUINOT une information avait été donnée d’un possible changement de couleur pour la matérialisation du parcours.
La couleur bleue est certainement à retravailler dans son intensité, dans sa mise en œuvre (utilisation de leds) et dans son positionnement, mais elle doit rester la couleur des « Nuits lumière ».
Nous confirmons également l’idée de l’intégration de nouveaux lieux pour élargir le périmètre de ce parcours. Cet élargissement pourrait être progressif, dans un premier temps en intégrant l’ancien Hôtel-Dieu, l’Hôtel Cujas et la partie arrière du Palais Jacques Cœur. Ces monuments – outre leur valeur architecturale et historique – ont l’avantage d’offrir chacun de superbes murs extérieurs sur lesquels une projection pour les « Nuits lumière » serait d’un plus bel effet promotionnel.
Celui de l’Hôtel-Dieu donnant sur le parking offre entre les deux baies vitrées de la chapelle un bel espace visible depuis le carrefour qui, s’il était animé d’une projection, serait une des « portes d’entrée » attractive du parcours.
Dans un deuxième temps, l’élargissement du parcours « Nuits lumière » serait fait en intégrant les églises Notre-Dame et St Pierre et en créant une animation « porte d’entrée » au niveau de St Bonnet.
Voir plan « Proposition d’extension » joint au compte-rendu des travaux de la commission lors de la réunion du 9 juin 2015.
La commission revient également sur l’idée d’associer les élèves de l’école des Beaux Arts et/ou de l’ESTACOM sur un logo ou tout autre signe identitaire nocturne situé aux « portes » du parcours.

2 – UN VRAI MUSÉE POUR LE DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE DE LA VILLE
Notre ville est riche de plusieurs musées qui ne sont pas adaptés pour des espaces permettant des expositions dignes de ce nom.
- Le Musée des Arts Décoratifs (Hôtel Lallemant) ne peut recevoir que de toutes petites expositions comme celle des « Verres Schneider » installée dans deux petites salles dont les murs ont été tapissées par du papier blanc qui n’est pas du plus bel effet et ne favorise pas la mise en valeur des objets exposés.
- Les « Œuvres dévoilées » au Musée du Berry (Hôtel Cujas) ont permis de se rendre compte – en quelques salles - ce que pourrait être un vrai Musée des Beaux Arts de la ville de Bourges. Il faut saluer cette initiative qui devrait être poursuivie afin de donner aux habitants de Bourges l’envie de fréquenter cet espace en découvrant à chaque exposition de nouveaux trésors sortis des riches réserves de nos musées.
A ce propos, la commission souhaite prendre rendez-vous avec M. Pierre-Antoine GUINOT pour aller découvrir ces réserves.

- Le Musée des Meilleurs Ouvriers de France (bien que Musée National) ne s’est pas développé depuis sa création il y a 20 ans. Les expositions  temporaires annuelles, généralement d’une grande qualité, n’ont ni la promotion, ni le retentissement qu’elles devraient avoir.
M. et Mme DOMEC ont proposé de faire venir une très belle exposition sur « l’histoire de la coiffure à travers les âges » qu’ils ont pu admirer dans l’Abbaye de Charlieu dans la Loire, conçue et réalisée par un M.O.F.. M. Pierre Antoine GUINOT les a informés qu’une telle exposition pourrait trouver sa place pour les 20 ans du M.O.F. de Bourges. Une redynamisation était envisagée.
- Le Musée Estève – seul musée présentant des œuvres de la période moderne - bénéficie d’un très bel environnement. Il est cohérent car uniquement consacré à l’œuvre de Maurice Estève et ne peut semble-t-il accueillir les œuvres d’autres artistes ? De ce fait, malgré un nouvel accrochage tous les 3 mois des œuvres sur papier, il est statique et n’incite pas à un renouvellement des visites.
Il apparaît évident pour notre commission qu’il manque à Bourges un véritable musée des Beaux Arts présentant sous forme de collection permanente un large panorama de la création artistique et la possibilité d’offrir des expositions temporaires dont la thématique permettrait la confrontation et la complémentarité d’œuvres issues du fond du musée et d’œuvres « invitées » prêtées par d’autres musées ou collectionneurs particuliers.

Les membres ont ainsi évoqué plusieurs exemples de villes de taille inférieure ou identique à celle de Bourges et dont la politique culturelle leur permet de proposer aujourd’hui des espaces muséographiques dynamiques et attractifs :
- Le Musée St. Roch à Issoudun (environ 20 000 habitants) montre un véritable exemple de musée avec des salles d’exposition temporaires régulièrement utilisées.
- Le Musée Soulages à Rodez (30 000 habitants environ) connaît depuis son ouverture en 2014 un succès éclatant et drainant une clientèle vers les autres musées de la ville (Musée Fenaille, Musée Puech) ;
- Le Musée Fleury à Lodève (10 000 habitants environ) propose chaque année en période touristique une excellente exposition temporaire d’envergure. Il est actuellement en rénovation, mais un lieu d’une superficie importante a été aménagé pour poursuivre la politique d’expositions temporaires ;
- Le Musée d’art moderne de Troyes (population équivalente à celle de Bourges), riche d’une excellente collection présente régulièrement des expositions temporaires ;
- Le Musée des Beaux-Arts (Musée St Loup) également à Troyes est en cours de rénovation partielle ;
- Le Musée Girodet de Montargis (15 000 habitants environ) en rénovation complète ;
- Le Musée Unterlinden de Colmar (70 000 habitants environ) vient d’inaugurer sa rénovation et son extension ;
- La ville de Besançon avec une population plus importante que celle de Bourges (environ 120 000 habitants) rénove et agrandit son Musée des Beaux Arts.
Ces exemples montrent que le choix des investissements dans la création et la gestion dynamique de musées fait par ces villes est productif en terme de notoriété et de retombées touristiques.

Dans notre ville, plusieurs sites pourraient accueillir un tel programme :
- L’Hôtel-Dieu que les membres de la commission ont pu visiter grâce à M. GUINOT et à la responsable du service du patrimoine de la ville.
Lors de cette visite, M. GUINOT a évoqué l’idée « économique » et facile à mettre en œuvre, d’une occupation du site par un musée lapidaire. En effet, les réserves des musées de Bourges sont pleines de « morceaux de pierre » qui ne demandent qu’à être montrés. La commission trouve cette idée intéressante car elle aurait également pour avantage de faire vivre ce lieu, de le rattacher au centre historique dont il est un peu éloigné géographiquement et de justifier son intégration au parcours des « Nuits Lumière ».
- l’ancien rectorat à coté du Palais Jacques Cœur,
- l’ancienne Maison de la Culture.

3 – DÉCENTRALISATION DE LA MANIFESTATION « UN ÉTÉ À BOURGES »
La commission propose d’étudier une décentralisation partielle de cette manifestation dans des quartiers extérieurs au centre ville comme les Gibjoncs, l’Aéroport, le Val d’Auron ou Asnières, afin que les habitants de ces quartiers puissent avoir un meilleur accès à la culture.
Certains peuvent penser que tout se passe dans le centre ville et cette « décentralisation » aurait également pour avantage de faire découvrir des endroits que certains Berruyers ne connaissent pas à l’exemple du parc paysager des Gibjoncs. Voilà quelques années, des concerts avaient lieu dans les roseraies – route de la Chapelle.
4 – ATTIRER À BOURGES
Au delà des campagnes publicitaires de qualité au niveau de la  presse, télévisuelle ou internet, la commission recommande l’implantation d’une information dynamique à la sortie « Bourges » de l’autoroute A71.
Cette information inviterait les voyageurs à faire sept petits kilomètres leur permettant de découvrir les beautés et les plaisirs de notre ville plutôt que de rester dans la zone hôtelière.
Une sortie de rond-point améliorée (élargissement, meilleur éclairage des panneaux, etc…) vers la N 151 en direction de Bourges hiérarchiserait le choix offert.


VIII– Questions diverses

Concernant le groupe de travail, la démarche Cœur de Ville, les membres sont étonnés de voir le compte-rendu d’une réunion à la date du 30 novembre dernier. Ils ne se souviennent pas d’y avoir été invités.
Après vérification, Mme MORIN a bien envoyé une invitation par messagerie le mercredi 21 octobre 2015.


M. le Président clôt la séance à 20h45 et annonce le prochain conseil de quartier au lundi 2 mai 2016 à 18 heures.