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Réunion du 3 décembre 2014

Le conseil de quartier s’est réuni en assemblée plénière le mercredi 3 décembre 2014 à la salle des fêtes de la Chancellerie, sous la présidence de Mme Nathalie BONNEFOY.

Présents :

- Mme BONNEFOY Nathalie, Vice-Présidente de quartier et Maire-adjoint,
- Mme VASKOU Firouz, Conseillère Municipale Titulaire;
- Mme ACHARD GOSSELIN Elisabeth, Mme AUPART Philomène, M. BANDIN Daniel, M. BIZEAU Serge, M. CHAVANNAZ Jean-Paul, M. GUERIN Martial, Mme GUIGNARD Annick, Mme LABBE Martine, M. LAKHRACH Abdelaziz, M. LATHENE Thierry, Mme MARCAIS Claudette, Mme MERCIER FAGES Marcelle Mme M’NARI Btissam, M. MOSSER Stéphane, M. PETIT Jean-Marie, Mme PLOQUIN Dominique, M. POUPON François, Mme SAOUDI Wassila, Mme STOQUERT Isabelle, Mme VIGREUX Joséphine, Titulaires ;
- Mme MAGOT Nathalie, Mme BIGUIER Marie-Hélène, Conseillères Municipales Suppléantes ;
- Mme BOUVET Françoise, M. DEROUECHE Karim, M. LIGOT Jacques, M. PARAT Christian, M. PHILOREAU Pierre, Suppléants ;
- M. ORLOWSKI Pascal, Responsable de la Direction de Proximité et de la Démocratie Participative, et Mme MORIN Florence, Coordonnateur de la Démocratie Participative.

Excusés :

- Mme LEROUGE Liliane, M. LLOUBERES Aymeric, M. POISLE Thierry, Titulaires ;
- Mme GAUZENTES Maryse, Suppléante.

Absents :

- Mme BEZOUI Céline, M. EPINETTE David, Conseillers Municipaux,
- M. LELIEVRE Adrien, Titulaire,
- M. BLEEKER Gilbert, M. THEURIER Alain, Suppléants.

Mme Nathalie BONNEFOY, Vice-Présidente de quartier, ouvre la séance à                  18 heures et remercie tous les membres pour leur présence. Elle invite également les membres à participer au trombinoscope et à se rapprocher de Mme Florence MORIN pour les photographies.


I- Le règlement intérieur

Mme la Vice-Présidente demande à l’assemblée d’éventuelles observations sur le document remis par courrier ou par messagerie.

Aucune remarque n’a été faite.

II – Projets urbains

Mme LAIGNEL présente la synthèse des réunions de travail de la commission « Projets Urbains ». Cinq réunions ont eu lieu par opérations qui sont les suivantes :
- Gibjoncs,
- Richet,
- Bergerie,
- Chancellerie dont liaison douce Gibjoncs – Chancellerie,
- Maréchal Juin (placette des Echenoux).

A l’issue de ces concertations, les conseillers de quartier ont émis leurs propositions et leurs souhaits. Mme LAIGNEL cite ainsi les différentes observations et remarques par opérations.

Projet Richet

Les principales remarques qui ont été faites sont :
- Réfléchir sur l’aménagement à proximité de l’arrêt de bus de la rue de la Sente aux Loups ;
- Etre vigilant sur l’alternance entre les candélabres et les arbres pour éviter les zones d’ombres ;
- Proposer une forme de stationnement longitudinal qui facilite les manœuvres ;
- Proposer un aménagement simple de la place Marie Talbot pour permettre aux habitants de s’approprier l’espace (bancs, grave calcaire, pelouse).


Projet Hauts des Merlattes

Les observations sont :
- Mener une réflexion globale sur le stationnement en intégrant la problématique du gymnase des Merlattes. Forte fréquentation entre 17h et 20h : envisager l’ouverture au public du parking du gymnase des Merlattes pour désengorger l’espace public à proximité ;
- Poursuivre une réflexion sur les sens de circulation des rues à sens unique pour permettre une meilleure desserte ;
- Proposer un marquage sur sol sur les places de stationnement longitudinal pour éviter une perte de places ;
- Avoir une réflexion d’ensemble sur les aménagements à destination des jeunes (absence d’aire de jeux dans le quartier) ;
- Proposer un aménagement qui permette d’améliorer l’entrée / sortie du parking « ADOMA » sur la rue Jean Perrin.


Projet Cœur de la Chancellerie

Les travaux sont en cours et se poursuivent jusqu’à la fin de l’année 2015. Les opérations restantes consistent à l’aménagement des rues adjacentes et l’entrée de la plaine du Moulon.

Les principales observations sont :
- Problème de la durée des travaux qui s’éternisent (souhait de multiplication des équipes). Mme LAIGNEL explique que la difficulté est de coordonner les différents chantiers car les délais sont rarement respectés ;
- Vitesse excessive des véhicules sur la rue de la Sente aux Loups et la rue Gustave Eiffel (dispositifs de ralentissement souhaités mais problème de compatibilité avec le passage des bus) ;
- Danger des croisements sur la piste cyclable, rue de la Sente aux Loups ;
- Plaine du Moulon : souhaits des habitants d’avoir une plaine calme pour la détente.


Projet Liaison douce Gibjoncs / Chancellerie

L’aménagement est en début de projet. Cette liaison douce va poursuivre le prolongement de l’avenue de Lattre de Tassigny pour rejoindre le cœur de la Chancellerie. Les modalités de concertations vont durer toute l’année 2015 pour une réalisation prévue en 2016. On part de l’avenue Général de Gaulle jusqu’à la place Cothenet en passant par la rue Jean Moulin.

Les conseillers ont fait part des remarques suivantes :
- Importance de réaliser un aménagement avec des obstacles en décalé pour dissuader les engins à moteurs ;
- Questionnement sur l’immeuble des associations (école) ;
- Importance de la prise en compte de l’aspect sécurité des piétons dans les aménagements ;
- Coordination à regarder avec l’avenue de Lattre de Tassigny.

Projet les Gibjoncs

Les principales observations à poursuivre sont :

  • Ouvrir le quartier sur la ville :
    • Rendre très lisible l’accès à la crèche ;
    • Crainte de report de circulation de l’avenue du Général de Gaulle sur la rue Bertaut ;
    • Approfondir le dispositif d’apaisement de la circulation aux abords de la bibliothèque ;
    • Eviter le stationnement sur trottoir aux abords de la salle pour tous ;
    • Implanter des places pour Personnes à Mobilité Réduite aux abords des équipements publics ;
    • Validation du dispositif de mise en valeur du parc paysager des Gibjoncs depuis l’avenue de Lattre de Tassigny privilégiant l’espace piéton actuellement circulé ;
  • Accompagner l’usage du vélo par l’implantation d’abris.
    • Un parc résidentiel s’appuyant sur le végétal :
    • Fédérer autour du projet de jardins partagés ;
    • Isoler les cœurs d’ilots de la circulation de l’avenue de Lattre de Tassigny ;
    • Capacité de stationnement à maintenir ;
    • Veiller à la sécurisation des sorties de voies de desserte, ainsi que le contre-sens cyclable ;
    • Vérification des jeux existants ;
    • Installation d’un éclairage de balisage dans les cœurs d’ilots.


Projet La Bergerie

Déplacements :
- Prendre en compte le stationnement des bus de Ligne 18 sur Stendhal,
- Poursuivre les réflexions sur le vélo en lien avec le vélodrome (aire de jeux spécifique).

Vie de quartier :
- Apporter une attention particulière sur les nuisances sonores lorsque les habitants ont une activité économique (auto-entrepreneur) à domicile.

Bassin humide
- Prendre en compte la problématique des moustiques et la sécurité des enfants.

Evolutivité du projet :
- Ne pas figer le projet,
- Permettre de faire vivre le projet au rythme de l’appropriation par les habitants.


Projet Maréchal Juin (placette des Echenoux)

- Intérêt pour la prévision d’un commerce à l’extrémité de la placette. Bar à éviter.
- Quartier aéré avec promenade possible jusqu’au parc paysager des Gibjoncs,
- Eviter tout aménagement en forme d’abris pour éviter les regroupements.

Enfin quelques observations transversales sur toutes les opérations :
- Mener une réflexion sur le parcours résidentiel notamment en matière de logements adaptés pour les personnes âgées (offre, accompagnement, etc.) ;
- Sensibiliser le public sur les avantages du stationnement longitudinal ;
Mme LAIGNEL précise que le code de la route déconseille fortement ce stationnement en épis en raison de sa dangerosité. Car il demanderait à ce que les automobilistes se garent en marche arrière et personnes ne le fait.
- Mener une réflexion globale à l’échelle de la Ville sur l’éclairage public à Led.
Mme LAIGNEL indique que cette démarche sera prise en compte dans le quartier de la Bergerie.

Mme la Vice-Présidente remercie Mme LAIGNEL et tous les conseillers de quartier qui ont participé à toutes les réunions de travail.

III – Nomination d’un secrétaire de séance

Mme BONNEFOY Nathalie demande à l’assemblée un volontaire pour occuper le poste de secrétaire de séance.

M. BIZEAU se porte candidat et l’assemblée est favorable à l’unanimité.


IV – Echanges sur la Prévention et la Sécurité

Mme la Vice-Présidente présente les invités conviés à cette séance pour échanger sur la thématique de la sécurité et de la prévention.

Sont présents :
- M. Philippe MERCIER, Maire-Adjoint délégué à la Sécurité, à la Prévention, au Commerce, à l’Artisanat et aux PME,
- M. Edouard MALIS, Commissaire de Police,
- M. Eric PAGENAUD, Chef de Service de la Police Municipale.


M. MERCIER est ravi d’être présent ce soir et tient à préciser que dans le cadre de sa délégation, il est à l’écoute de toutes les réclamations et son bureau est ouvert à tous les berruyers. Il est important de connaître les difficultés que rencontrent les habitants afin de trouver des solutions.

Par exemple, les riverains de la plaine du Moulon ont fait remonter certaines nuisances récurrentes, notamment des actes d’incivilités. C’est pourquoi cette problématique est difficile à régler. M. MERCIER a donc pris l’initiative de mettre en place des opérations de prévention prochainement. Ce dispositif est construit en concertation avec les Polices Municipale et Nationale. Ce type d’intervention sera multiplié et élargi dans les autres quartiers. De même qu’une vidéo protection sera installée prochainement à la salle des fêtes donnant sur la plaine du Moulon.

Le quartier Turly rencontre aussi d’autres problématiques. L’absence d’activité du centre commercial entraine des nuisances et perturbe la vie des riverains. Ce manque de vie attire l’insécurité et des actes d’incivilités. Dernièrement, une rencontre a été faite avec le propriétaire commercial de l’ensemble du site pour envisager une solution. En outre, la municipalité a pris la décision d’installer une vidéo protection. L’objectif est de créer à nouveau une vie de quartier pour que les mauvaises habitudes disparaissent. Enfin, la municipalité travaille sur la mise en place d’un nouveau dispositif : « les voisins vigilants », dans ce quartier résidentiel, pour le début de l’année 2015.

De même pour le secteur Chancellerie / Gibjoncs, la municipalité répondra à une attente des habitants et installera également une vidéo protection aux abords du parc paysager. Les riverains font souvent remarquer le problème de la vitesse dans certains secteurs. M. MERCIER s’engage avec la Police Municipale à mettre en place des contrôles de vitesse dès le début de l’année prochaine sur toute la ville. Dans un premier temps, cette démarche sera préventive pour attirer l’attention des automobilistes. Toutefois, si les effets ne sont pas positifs, des mesures telles que la verbalisation seront prises.

M. MERCIER conclut en précisant que depuis neuf mois des mesures ont été examinées pour que les berruyers puissent vivre dans la tranquillité au sein de leurs quartiers.

Ensuite, M. Eric PAGENAUD prend la parole et présente à l’assemblée le fonctionnement de la Police Municipale. Cette dernière a été mise en place en 1997. Actuellement, elle compte 26 agents et un garde-champêtre. Ses horaires d’ouverture sont de 9h à 21h du lundi au samedi (sauf exceptionnellement  les dimanches ; les nuits et jours fériés).
La Police Municipale est secondée dans son travail par 33 Agents de Surveillance de la Voie Publique (ASVP), qui sont en charge des parkings, des parcs et jardins, du stationnement et de la vidéo protection.

La Police Municipale de Bourges est une police de proximité au service des berruyers, qui travaille en complémentarité avec la police nationale dont les missions sont définies par une convention de coordination.

Sous l’autorité du Maire, ses missions sont les suivantes :
- Missions de police administrative et judiciaire ;
- Surveillance du bon ordre, de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité publique ;
- Application des arrêtés de police  du Maire ;
- Aider, renseigner, secourir et réprimer.

Les agents de la Police Municipale sont agréés par le Préfet et par le Procureur de la République et assermentés par le Procureur de la République.

Ses différentes interventions sont les suivantes :
- la surveillance des bâtiments communaux (alarmes, alertes et interventions techniques),
- la surveillance et le contrôle des marchés,
- la sécurité des manifestations sportives,
- les cérémonies, manifestations (printemps de bourges, fête Jacques Cœur, …),
- les Gens du voyage,
- les Sans Domicile Fixe,
- l’ivresse publique et manifeste,
- les accidents,
- la fourrière, épaves, véhicule à l’état d’abandon,
- la nuisance sonore des 2 roues,
- l’intervention sur réquisition,
- la régulation de la circulation,
- la capture des animaux errants ou dangereux.

Concernant les véhicules abusifs, M. PAGENAUD rappelle que la procédure est longue car des délais doivent être respectés.

M. MERCIER précise que les plages horaires de la Police Municipale vont être étendues jusqu’à 2 heures du matin pendant la période du 1er avril au 31 octobre et minuit pour le reste de l’année. Ce dossier est en cours de concertation et devrait voir le jour à partir de juin 2016. La priorité est d’élargir ces plages horaires pour que la Police Municipale soit présente au maximum sur la Ville de Bourges.

Ensuite, M. Edouard MALIS poursuit et explique la raison pour laquelle il est présent à cette séance. Il souhaite montrer les actions existantes et faire entendre que la Police Nationale soit informée des faits de récriminations et du mal de vivre de nombreux riverains suite à des comportements anormaux. Aujourd’hui, M. MALIS est également à l’écoute des doléances des conseillers de quartier.

M. MALIS est venu accompagné de son équipe : l’Adjoint au chef de l’Unité Sécurité de Proximité et de 2 brigadiers chef affectés à l’antenne de Bourges Nord.

L’action de la Police Nationale est étendue sur tous les secteurs de Bourges. Toutefois, les agents augmentent leur implication dans les quartiers où les problématiques d’insécurité sont importantes. Leurs missions consistent aussi à travailler en association avec la Police Municipale et M. MALIS tient à préciser l’excellente collaboration avec M. PAGENAUD. Pour cela, des réunions hebdomadaires sont organisées et permettent un échange informationnel pour avancer sur les situations difficiles.

M. MALIS est satisfait que la Police Municipale intervienne sur les contrôles de vitesse. Pour lui, c’est une nécessité de faire de la prévention. Concernant la vitesse, il rappelle que les personnes ont souvent un sentiment de vitesse excessive mais il faut savoir qu’elle peut être exagérée en fonction de la rue. Dans ce cas, l’installation d’un système de contrôle de vitesse est plus adaptée. Néanmoins, la Police Nationale peut aussi établir des contrôles de vitesse.

Avec la municipalité, des actions à court, moyen et long terme sont engagées. Les principaux axes sont les suivants : la problématique des deux-roues, le trafic de stupéfiants et la sécurité routière.

Tout d’abord, le premier engagement de la Police Nationale est celui d’être à l’écoute des doléances, en prendre note et ensuite adapter des mesures.

Leurs missions sont diverses telles que des opérations de présence sur des zones difficiles, un renforcement par des motards des douanes sur des opérations deux-roues, la confiscation des motos, des contrôles mensuels de caves et des parties communes dans les collectifs, des contrôles routiers, etc.

M. MALIS indique également que la Police Nationale est bien consciente des trafics de stupéfiants locaux. Malheureusement, les riverains ont le sentiment que les agents de police sont inactifs face à ces situations. Mais ces opérations sont des travaux d’investigation, d’où un système de guet. Toutefois, les résultats sont là.

Ils sont également présents sur la sécurité routière et procèdent à de nombreux contrôles.

M. MALIS conclut en précisant que la Police Nationale est la disposition des berruyers, elle est un service public. Leur objectif est d’agir, d’être disponible et de s’engager. En outre, il tient à souligner que ce métier est une profession difficile.            M. MALIS termine en proposant à l’assemblée de revenir aux autres séances pour répondre à leurs sollicitations.

M. MERCIER rebondit en soumettant la désignation d’un référent de la Police Nationale qui pourrait se rendre, si besoin, à toutes les séances du conseil de quartier.
M. MALIS répond favorablement dans la mesure où les conseillers de quartier évoquent des situations ou des problématiques d’insécurité. Dans ce cas, il est donc normal qu’un agent de police soit présent.

…………

Madame la Vice-Présidente remercie toutes les personnes présentes venues pour participer à ce débat et invite l’assemblée à poser leurs questions.

Un conseiller de quartier fait remarquer que les habitants, situés derrière la gare, sont également victimes d’incivilités, de problèmes de vitesse, notamment rue Félix Chédin, et certains automobilistes s’amusent à rouler à cheval sur la piste cyclable.

Un membre fait remonter son insatisfaction à M. MALIS suite à une demande d’intervention par téléphone. En effet, l’agent a répondu maladroitement pour ne pas envoyer une patrouille.
M. MALIS répond qu’effectivement son agent n’a pas répondu correctement et par conséquent dans ce genre de cas, il conseille d’écrire à la Directrice départementale qui procèdera ensuite à une enquête interne.
Monsieur le Commissaire de Police précise que la Police Nationale est en devoir de donner une réponse en cas d’insatisfaction sur une prestation.

Mme BONNEFOY rappelle que la Police Nationale vient de recevoir un renfort de quatre agents supplémentaires pour pouvoir mieux répondre aux attentes des Berruyers.

Un conseiller évoque son mécontentement lorsque le terme « coup de poing » est employé.
M. MERCIER explique que ce terme signifie « opération de sécurité renforcé » en ce qui concerne une problématique dans l’urgence. Ce type d’opération est sur un principe instantané.
M. MALIS indique qu’effectivement il faut faire attention aux termes employés mais l’important est de comprendre le principe.


Un membre s’interroge sur l’installation des vidéos de surveillance et de son efficacité. Il a le sentiment d’être dans une émission téléréalité et se demande si d’autres solutions peuvent être envisagées. En outre, la pose de cameras supplémentaires coûte à la collectivité. Par conséquent, en tant que berruyer, il n’est pas favorable à ce type d’investissement pour la ville.
M. MERCIER souligne que ce système est une « vidéo protection » et non une vidéo de surveillance. Il explique que ce système n’a pas pour but de surveiller la vie privée des personnes mais pour déceler les problèmes d’insécurité. Sur le principe, le centre de vidéo surveillance repère une problématique et déclenche ensuite une opération de la Police Nationale et/ou de la Police Municipale. L’objectif de ce système est d’apporter de la prévention et de la sécurité. Aujourd’hui, les faits délictueux diminuent aux endroits d’implantation.
En outre, M. MALIS précise que la municipalité possède un comité d’éthique. Tous ces nouveaux projets de caméra sont utiles et pertinents. Par conséquent, la collectivité assume le coût de cette installation.


Suite à un vol de scooter, un conseiller a demandé à obtenir les bandes d’image mais il n’a pas été autorisé. Il souhaite donc connaître la raison.
M. MALIS répond que cette demande se fait sur réquisition par la Police Nationale. Toutefois, le particulier doit procéder en amont à un dépôt de plainte. Ce dernier ne peut pas récupérer un enregistrement seul, il doit être saisi par les autorités compétentes.

Une personne évoque une expérience personnelle. Sa famille possède une maison pour personne à mobilité réduite et devant le domicile se trouve une place PMR. Cette personne se gare donc régulièrement sur cet emplacement. Toutefois, une voisine s’est plainte sur le fait qu’elle s’approprie ce stationnement. Elle a demandé l’intervention de la Police Nationale et les agents ont verbalisé le véhicule. Cette personne souhaite comprendre et savoir s’il existe une notion d’abus.
M. MALIS répond et explique que le stationnement PMR n’est pas lié à la maison. Par conséquent, toute personne, avec macaron, peut stationner et un emplacement PMR n’est pas exclusif.
Concernant la contravention, cette personne a porté réclamation auprès de Madame la Préfète et son dossier a été classé. M. MALIS indique donc que lorsque les agents classent une contravention, la Police Nationale a donc reconnu son erreur.

Un conseiller fait constater que le quartier Nord a été longtemps abandonné par les autorités de la Police Nationale. Le sentiment d’agacement de la population est dû au fait de voir la verbalisation de petites infractions en terme de sécurité routière et à côté il n’y a aucune action de répression concernant les délits d’insécurité.

Mme la Vice-Présidente invite l’assemblée à lui envoyer un mail (nathalie.bonnefoy@ville-bourges.fr) lorsqu’il s’agit de  réflexions personnelles afin que le conseil de quartier n’évoque que des observations plus générales.

Un membre signale que depuis la déviation du bus, les enfants du Moulon sont obligés de changer de bus, de la ligne 1 à la ligne 3, devant le centre commercial. Il constate aujourd’hui que ces enfants ont un sentiment d’insécurité et ont peur de se rendre à l’école.
Mme BONNEFOY s’engage à étudier cette situation et à envisager des solutions.

Une personne demande à Monsieur le Commissaire si elle constate des individus en pleine action d’actes délictueux de chez elle, doit-elle prévenir la Police car elle a peur des représailles.
M. MALIS incite les personnes à appeler la Police Nationale. En plus, elles ont l’obligation de les dénoncer. En outre, l’anonymat de la personne est respecté.

Un conseiller apporte une réflexion personnelle sur ce sentiment d’insécurité. Par exemple, ce sentiment d’abandon est aussi visible dès lors que les véhicules ou les poubelles brûlent, les épaves sont immobilisées deux à trois semaines sur place. En outre, ces exemples donnent sûrement des idées aux jeunes.
M. MALIS est favorable à cette réflexion mais il précise que ces délais dépendent de la réglementation, par rapport à la voie publique ou privée. L’enlèvement d’un véhicule doit suivre une procédure spécifique, notamment par rapport aux assurances. Ces faits sont un état de droit et il est normal que les assurances jouent leur rôle. La collectivité ne peut pas toujours tout prendre à sa charge.

Une personne remercie les interventions de tous les représentants des forces de l’ordre et souligne l’importance des missions de médiateur. Effectivement, il faut être vigilant sur la prévention et les problèmes d’insécurité mais le conseil de quartier ne doit pas porter son attention que sur ce style de problématique.

Un membre souhaite connaître plus de précisions sur le principe des voisins vigilants.
Mme BONNEFOY précise que ce principe a une ampleur au niveau national et consiste à agir entre voisins solidaires. L’objectif est de faire attention aux faits inhabituels du voisinage, par exemple, les volets d’un voisin ne sont pas ouverts ou une voiture stationnée devant leur domicile depuis plusieurs jours.

Un conseiller fait remarquer que le quartier a connu des améliorations depuis les travaux de requalification. Toutefois, il demande à la police une équipe itinérante au niveau du centre commercial de Cap Nord. Des rassemblements de personnes sont toujours situés à la même entrée et entrainent un sentiment d’insécurité.
Mme BONNEFOY répond que la municipalité a bien conscience de la situation sur ce lieu qui est régulièrement aborder en réunion.


V– Questions diverses


En outre, Mme BONNEFOY propose pour la prochaine séance une thématique sur les actions jeunesse et des préventions.

Enfin, elle soumet également l’idée de visiter l’espace TIVOLI et de fixer une date pour déjeuner tous ensemble.

Madame la Vice-Présidente clôt la séance à 20h00 et souhaite de bonnes fêtes de fin d’année à chacun des membres.

La prochaine séance aura lieu le mercredi 18 mars à 18 heures dans la salle des fêtes de la Chancellerie.