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Petit vocabulaire de la lingerie

Baleine

Lamelle flexible servant à garnir et à rigidifier des pièces de corsetterie. Les baleines peuvent être en os, corne, métal (acier essentiellement) ou plastique. Cet élément est appelé baleine, car il a longtemps été réalisé à partir des fanons de cétacés.

Combinaison

Le mot date de 1895 et vient du mot anglais combination (vêtement qui en combine deux). La combinaison féminine ou « combinaison-jupon » est un sous-vêtement se portant au-dessus des autres dessous et sous les vêtements de dessus. Il ressemble à une robe bustier droite ou princesse, suspendue aux épaules par de fines bretelles et a remplacé la chemise féminine.

Corset

Le corset est baleiné et lacé, en tissu résistant. Il donne forme à la silhouette et au vêtement en serrant la taille et le ventre tout en modelant la poitrine. A l’origine considéré comme un dessous, il peut aujourd’hui être porté comme un dessus.

Crinoline

La crinoline est un sous-vêtement du XIXe siècle. Cette jupe de dessous est faite de baleines ou de cercles d'acier flexibles, que les femmes portaient pour donner de l’ampleur à leurs robes. La crinoline doit son nom à l'étoffe rigide tramée de crin, inventée en 1830 par Oudinot, pour raidir les col-cravates des militaires.

Culotte

Vêtement de dessous qui recouvre la partie inférieure du tronc avec deux ouvertures pour les jambes. Une culotte peut être en coton, soie et autres nylons… Elle est généralement ornée de broderies, dentelles, rubans... Elle est adoptée par les femmes après la seconde guerre mondiale.

Gaine

Du latin classique vagina, « fourreau (de l’épée) », « enveloppe ». Sous-vêtement en matière élastique qui enserre la taille, les hanches et parfois le haut des cuisses. La gaine apparaît après la Première Guerre mondiale. Elle a remplacé le corset à partir des années 1930. Elle peut être munie de jarretelles qui servent à attacher les bas.

Guêpière

La guêpière a été inventée en 1946 par Marcel Rochas. A l’origine c’est une gaine très étroite chargée d’amincir la taille et ainsi donner à la femme une « taille de guêpe ». Elle fut très à la mode après la Seconde Guerre Mondiale avec le New Look de Dior et les vêtements très ajustés à la taille. De nos jours, la guêpière est baleinée, souvent en dentelle et fait « pigeonner » la poitrine.

Jarretelles

Bandes élastiques ou rubans caoutchoutés, portés verticalement, intégrés au corset, à la gaine, au porte-jarretelles ou à la culotte, les jarretelles se terminent par une petite pince servant à maintenir les bas tendus sur les jambes. Elles ont également un rôle de tenseur vers le haut car elles permettent de donner une ligne droite au devant du corset.

Jarretière

Cordons, bandes d'étoffe (élastique ou non) destinés à fixer les bas sur les jambes en les ceinturant au-dessus ou au-dessous du genou. Les jarretières peuvent être ornées de parements tels que des ferrets d'or ou d'argent, de pierreries, de broderies. Dans les années 1990, la jarretière est supplantée par la jarretelle.

Porte-jarretelles

Petite pièce faite de rubans caoutchoutés, de cordons ou de bandes d'étoffes élastiques ou non, semblable à une ceinture, et dotée de quatre jarretelles pour attacher les bas. Cet accessoire apparaît vers 1910.

Soutien-gorge

En 1889, la fondatrice de la Maison Cadolle, Herminie Cadolle, invente le soutien-gorge. Il est composée de deux bonnets retenus par des bretelles aux épaules, et s’attachant dans le dos au moyen de deux bandes élastiques. Le mot apparaît en 1904 pour désigner cette pièce de lingerie servant à maintenir la poitrine. En 1923, l’apparition du mot "soutien-gorge" dans le dictionnaire entérine la généralisation du port de cette pièce de lingerie.

Tournure

Rembourrage porté sous la robe, à l'arrière, à hauteur des reins et composé d'une demi-cage baleinée supportant le pouf (volumineux drapé formé par la partie postérieure de la jupe). La tournure succède à la crinoline vers 1867, puis disparaît vers 1899. Elle est appelée familièrement "faux-cul".