Vous êtes ici : Accueil > Bourges > Les finances de la Ville > Réponses à vos questions

Réponses à vos questions sur les finances de la Ville

Pascal Blanc, Maire de Bourges, répond aux questions Tweeter et SMS posées à l'occasion de la réunion de présentation des finances de la Ville du 1er février.

Question : Les indicateurs mondiaux sont très mauvais avec plus de vendeurs potentiels que d’acheteurs et une crise pétrolière difficilement prévisible dans sa finalité.
L’embargo avec la Russie est également un frein au développement économique de la France. Les banques françaises ne résisteront peut-être pas à ce nouveau choc et l’état n’aura que peu de moyens pour faire face à ses engagements ce qui engendrera encore des baisses de dotations.
Il faut investir pour attirer les entreprises dans le cadre d’une approche structurée. La mondialisation n’est pas un handicap mais une opportunité. Il faut savoir saisir cela et accepter de changer le modèle économique il faut oser réformer car le pays en général est en faillite.

Réponse : Vous avez raison de souligner que malgré certains indicateurs favorables tels que des taux d’intérêt bas, un prix du pétrole attractif ou encore un euro faible, la France connait une croissance faible qui la place à la traîne de la zone euro.
L’embargo avec la Russie pénalise nos exportations. Les attentats terroristes ont affaibli l’activité et le secteur de la construction est en panne.
Néanmoins, et contrairement à ce que vous suggérez, les économistes prévoient une très légère reprise en 2016 qui serait tirée par la consommation des ménages et les investissements des entreprises.
Elle ne suffira cependant pas à inverser la courbe du chômage.
La France est toujours très dépendante de son environnement international. Aussi devons-nous rester prudents.
La baisse des dotations de l’Etat aux collectivités va se poursuivre et nos prévisions budgétaires en tiennent compte.
Notre économie a besoin d’une réforme en profondeur. Baisser le coût du travail, soutenir l’entreprenariat et l’apprentissage, encourager l’innovation et l’économie numérique, etc… sont quelques-unes des pistes à creuser.

Question : Combien coûtent les campagnes d’affichage récurrentes de la municipalité sur les panneaux publicitaires ?

Réponse : Une campagne d’affichage coûte un peu moins de 1 500 €. Il s’agit du coût d’impression des affiches, sachant que Decaux met à disposition son réseau de panneaux dans le cadre d’une convention passée avec la Ville et d’un droit d’occupation du domaine public.
Une campagne d’affichage dure de 2 à 3 semaines environ, à l’exception de celle de l’été qui dure 2 mois.

Question : Comment notre ancien Premier Adjoint aux travaux devenu Maire justifie-t-il la dépense de 195 000 € pour l’adjonction (très moche en prime) d’environ 20 m² derrière le kiosque du jardin des Prés Fichaux ? Soit le prix d’un studio à Paris

Réponse : La buvette des Prés Fichaux était initialement constituée
• d’une salle de bar et d’une réserve très vétuste d’environ 40 m²
• d’une salle de réception d’environ 70 m²

Le 6 juin 2011, l’établissement a été partiellement détruit par un incendie.
Après expertise, il a été décidé de reconstruire différemment, la buvette étant très en-dessous des standards en matière d’hygiène, d’accessibilité et de sécurité.
En lieu et place de la salle de réception (qui était peu pratique), nous avons construit une extension d’environ 30 m² permettant de créer une réserve, un sanitaire et un petit office.
Celui-ci permet aujourd’hui à l’exploitant de proposer à ses clients de la petite restauration.
La zone bar a été agrandie et le tout a été mis aux normes.
Le chantier qui a duré 4 mois a coûté 158 000 € dont 60 000 ont été remboursés par les assurances.
Le coût final pour la Ville est donc de 98 000 €.

Question : Quelle est la part de la baisse de population dans la baisse de dotations de l’Etat ?

Réponse : La population berruyère est passée de 76 743 habitants en 2007 à 69 297 habitants en 2013.
Dans le même temps, la dotation globale de fonctionnement a diminué de 1,9 M €.
Depuis 2009 le recensement s’effectue par le biais d’une enquête par sondage auprès de 8 % des adresses répertoriées. Le plan de renouvellement urbain, en vidant des immeubles et en provoquant des déplacements momentanés de population a quelque peu faussé les résultats dans certains quartiers.
A noter que depuis 2013 la population berruyère s’est stabilisée.

Question : Pourquoi les recettes ont-elles autant baissé ?

Réponse : Les recettes proviennent essentiellement de la fiscalité sur les ménages et des dotations de l’Etat.
Les taux des impôts locaux sont restés inchangés depuis 2009.
Les recettes fiscales n’ont donc pas augmenté, sauf à la marge avec la variation de la valeur locative sur laquelle nous n’avons aucune prise puisque c’est l’Etat qui détermine la valeur locative et les députés qui votent sa revalorisation (+ 0,9 % en 2015).
Quant à la baisse des dotations de l’Etat, elle est due pour une part à la baisse de la population berruyère entre 2007 et 2013 (-2 M € en cumul entre ces deux dates) et depuis 2014 à la contribution des collectivités au redressement des comptes publics (ponction de 2,4 M € pour la seule année 2015).
Cette baisse des dotations devrait s’accélérer jusqu’en 2017.

Question : La Ville de Bourges a-t-elle souscrit des emprunts toxiques ?

Réponse : La Ville de Bourges n’a souscrit aucun emprunt toxique.

Question : Attractivité des entreprises…, qu’est-ce qui a été fait, qu’est-ce qui va être fait ?

Réponse : Pour que les entreprises viennent, un territoire doit être attractif.
C’est le rôle de la communauté d’agglomération Bourges Plus de créer les meilleures conditions pour l’accueil et le développement des entreprises. Bourges Plus accompagne les projets et aide les repreneurs et les créateurs d’entreprises en lien avec les chambres consulaires.


Des outils ont également été mis en œuvre pour faire connaitre notre territoire, ses atouts et ses compétences, à l’extérieur (participation à des salons, campagne d’affichage).
Le technopôle Lahitolle qui regroupe établissements d’enseignement supérieur, laboratoires de recherche, pépinière d’entreprises, s’est spécialisé dans le bâti de demain et la prévention des risques, 2 filières particulièrement innovantes. C’est, en effet, l’innovation qui crée les conditions d’un développement économique durable.
Enfin la Ville de Bourges a un rôle de tout premier plan à jouer pour attirer des investisseurs et des chefs d’entreprise.
La richesse de son patrimoine, son histoire illustre, la beauté de ses sites naturels, la vitalité de sa vie culturelle et associative sont des atouts considérables que nous nous efforçons de valoriser et de promouvoir à l’extérieur.

Question : Comment se fait-il que les recettes diminuent alors que les impôts locaux et fonciers (45,6 %) augmentent régulièrement et que l’on nous promet une grosse hausse

Réponse : Les principales recettes sont au nombre de trois

1/ les dotations de l’Etat qui représentent 21,9 % des recettes.
Celles-ci sont en baisse depuis plusieurs années en raison d’une part de la baisse de la population berruyère entre 2007 et 2013 (- 1,9 M € entre ces deux dates) et d’autre part en raison de la contribution des collectivités au redressement des comptes publics décidée en 2014 (- 2,4 M € pour la seule année 2015).

2/ la fiscalité des ménages qui représente 45,6 % des recettes.
Les taux des 3 taxes sont inchangés depuis 2009. Seul l’abattement général à la base a été supprimé en 2015.
Les recettes fiscales n’ont donc pas augmenté, sauf à la marge avec la variation de la valeur locative sur laquelle nous n’avons aucune prise puisque c’est l’Etat qui détermine la valeur locative et les députés qui votent sa revalorisation (+ 0,9 % en 2015).

3/ l’attribution de compensation versée par Bourges Plus qui représente 19,2 % des recettes.
C’est une recette figée.

Au total, les recettes de fonctionnement sont passées de 100,5 M € en 2008 à 87,3 M € en 2015.

Question : Les députés ont déjà majoré les bases de 1 %

Réponse : La revalorisation des valeurs locatives est votée chaque année par le Parlement pour tenir compte de l’inflation.
Le 12 novembre dernier, les députés ont, en effet, voté une hausse de 1 % pour 2016 (0,9 % en 2015).
Ces revalorisations entrainent mécaniquement une augmentation des bases des impôts locaux (taxe d’habitation et taxe foncière).

Question : Quand l’Etat ne baisse pas les subventions les communes ne sont pas spontanément vertueuses

Réponse : Il est vrai que certaines collectivités locales ont eu tendance par le passé à augmenter leurs effectifs.
Mais la grande majorité d’entre elles ont une gestion maitrisée de leurs dépenses.
Obligées d’appliquer des règles comptables strictes, elles sont soumises à une règle d’équilibre budgétaire, à la différence de l’Etat.
Nous ne remettons pas en cause notre participation au redressement des finances publiques. Nous dénonçons simplement la méthode employée, qui est brutale, mécanique et sans concertation.

Question : Quel est le montant de la dette en capital restant dû à ce jour ?

Réponse : Il reste, fin 2015, 146 M € de dette.

Question : La dotation de l’Etat va continuer même si la droite arrive au pouvoir ? Pourquoi chercher vous à politiser le débat ?

Réponse : La baisse des dotations de l’Etat va aller en s’amplifiant jusqu’à 2017.
Il est possible, si la droite arrive au pouvoir et que la situation économique de notre pays ne s’est pas améliorée, qu’elle continue à baisser les dotations.
Cela dit, elle ne pourra le faire indéfiniment sans compromettre l’investissement public local et donc sans affaiblir durablement le tissu économique local.
Nous ne cherchons pas à politiser le débat puisque nous disons que les dotations ont commencé à baisser dès 2009.
Nous constatons simplement que le gouvernement actuel n’a pas réussi à redresser les comptes publics malgré une ponction fiscale sans précédent.

Question : Le financement de l’environnement est-il moins important que le financement de la culture ? C’est pourtant très concrètement l’avenir

Réponse : Il est difficile d’opposer la culture et l’environnement.
La culture est une dimension essentielle de la qualité de vie des Berruyers et donc de l’environnement au sens large dans lequel ils vivent.
La culture a besoin pour s’épanouir d’un cadre de vie harmonieux.
Tous ces éléments sont imbriqués les uns dans les autres et ne peuvent être dissociés.
Nous travaillons beaucoup à faire de Bourges une ville verte, équilibrée, riche de sa biodiversité mais aussi de son dynamisme culturel et artistique.

Question : Il faudrait avoir une bonne communication pour bien expliquer les choix et ne pas provoquer ou blesser les habitants de Bourges

Le premier problème c’est la communication

Réponse : La communication est un art difficile qui suppose que nous soyons très à l’écoute des Berruyers et que nous sachions définir leurs attentes et leurs besoins.
Or la population est diverse, par l’âge, le milieu socio professionnel, l’origine, les idées, et ne reçoit pas les messages d’une façon égale.
Il nous appartient d’être le plus clair et le plus transparent possible pour que notre politique municipale soit comprise par le plus grand nombre.

Question : Pourquoi vouloir construire de nouvelles structures sur Bourges alors qu’une grande partie de celles qui existent ne sont pas entretenues il pleut dans certains gymnase et d’après vos responsables il n’y a plus d’argent pour les remettre en état la piste qui est dégradée voir dangereuse et j’en passe

Réponse : La construction de nouvelles structures correspond à un réel besoin, l’ensemble des équipements existant est déjà très utilisés et ne permet pas aujourd’hui de répondre à l’activité très importante du monde associatif. 
Concernant l’entretien des bâtiments et équipements, chaque année des montants importants sont engagés par la Ville. Cependant certains bâtiments arrivent aujourd’hui dans un état de vétusté qui rend difficile voir impossible leurs réparations d’où aussi l’importance de constructions nouvelles.

Question : La maison de la culture est un faux problème, l’arbre qui cache la forêt ! le désengagement de l’Etat n’était pas prévu lorsque de nombreux travaux ont été engagés. Les frais de fonctionnement ont été calibrés sur des projections de budget alors que les paramètres ont totalement changés. Que ferons-nous si la prochaine crise financière qui pointe, frappe de nouveaux à notre porte

Réponse : Le désengagement aussi important et rapide de l’Etat n’était effectivement pas prévu lorsque le projet de la maison de la culture a été décidé. Si une « nouvelle crise » venait impacter encore plus fortement le budget de la Ville, il faudrait effectivement réfléchir à de nouvelles économies. Cependant concernant la maison de la culture, son statut de scène nationale, engage l’Etat sur son fonctionnement, cet engagement est renforcé par le pacte culturel que la Ville à signé avec l’Etat.

Question : Recettes de l’appel à participation des parents d’élèves en 2015.
Cet appel est-il étendu à tous les citoyens de la ville (hors parents d’élèves) ?
Êtes-vous confiants pour l’appel de 2016 ?

Réponse : Parents d’élèves de quel établissement ?

Question : Pourquoi s’acharner sur les piscines de Bourges : fermeture de Robinson, réduction des créneaux d’ouverture ?

Réponse : Il n’y a pas d’acharnement  sur les piscines. Tous les services sont passés au crible, pour regarder les marges possibles et notamment, les maintenir en fonctionnement sur les moments correspondant à un véritable besoin et une véritable utilisation. Concernant la piscine Robinson je rappelle  qu’elle était vétuste et nécessitait chaque année une remise en état importante sans pour autant pouvoir répondre aux préconisations de l’Agence Régionale de Santé en termes d’hygiène. Ainsi, comme il n’existe pas d’assainissement sur ce site, l’eau des douches s’évacue dans le pédiluve. Nul besoin d’être expert pour deviner l’impact que cela a sur la qualité de l’eau de la piscine.
La mise aux normes de sécurité, d’accessibilité et sanitaire entrainerait des travaux considérables.

Question : La maison de la culture n’est pas indispensable. Pas touche aux impôts

Réponse : Un sondage effectué auprès des Berruyers montre que plus de 70% d’entre eux souhaite une maison de la culture à Bourges. Un tel équipement participe au rayonnement et l’attractivité de notre Ville. Elément indispensable si nous voulons que Bourges se développe.

Question : Pourquoi changer la maison de la culture de place
Ne serait-ce pas une grosse économie de faire la Maison de la Culture sur l’ancien site ? un seul lieu à financer ?... et à entretenir

Réponse : Une reconstruction sur l’ancien site n’est pas possible si nous voulons répondre au cahier des charges correspondant à une maison de la culture du 21ème siècle. Cette impossibilité est liées à des contraintes techniques (fouilles archéologiques, surfaces disponibles…) et financières (une réhabilitation ou reconstruction sur site couterait beaucoup plus cher).

Question : Où peut-on trouver la liste des associations subentionnées. N’y a-t-il pas des abus ou du copinage ?

Réponse : L’ensemble des subventions versées aux associations (quel que soit le montant versé) fait l’objet d’une délibération votée en conseil municipal. Les séances du conseil municipal étant publiques, vous pouvez y assister. D’autre part, les délibérations sont systématiquement affichées en Mairie et elles sont aussi consultables sur le site internet de la Ville de Bourges.

Question : Comptez vous être élu bénévole ?

Réponse : L’indemnité versée à un Maire à vocation à combler tout ou partie de sa perte de salaire liée à un arrêt total ou partiel de son activité professionnelle. Le montant de cette indemnité, encadrée par des textes législatifs, est voté par le conseil municipal. Pour ma part, je considère qu’être Maire d’une Ville comme Bourges nécessite un travail à plein temps. En conséquence, j’ai décidé d’arrêter d’exercer mon métier et de me consacrer totalement à l’exercice de mon mandat au service des Berruyers. Aussi, le versement de l’indemnité me semble légitime.


Question : Quelles sont vos solutions ?

Réponse : Solutions à quoi ?

Question : Cependant avec l’école de musique vous avez de place avec l’école de musique. Il y a des vestiges partout jusque avenue de Dun !!!

Réponse : Question incompréhensible

Question : Dépenses de personnel : 47 millions d'Euros, divisés par 1250 personnes, ça fait 37 600 euros, c'est  beaucoup pour une moyenne : salaires et  charges sociales!  Cela veut dire qu'il y a à la mairie des salaires trop élevés !

Réponse : Avant de répondre à cette question, il nous faut d’abord préciser les chiffres. La partie « paye » (salaires et charges) de la Ville de Bourges s’élève non pas 47 Millions d’euros qui correspondent à l’ensemble des couts RH, mais à 46.5 Millions d’Euros.  En outre dans ces 46.5 Millions sont inclus des heures supplémentaires qui sont par définitions variables et que nous réduisons. Par ailleurs, si la ville de Bourges compte 1250 agents permanents, elle rémunère également d’autres salariés à temps partiel comme les saisonniers par exemple pour un total qui se monte à 1495 agents.

Une fois cela dit, ce qu’il faut bien savoir sur la rémunération des agents du service public c’est que nous ne sommes pas maître de la part la plus importante du salaire qui reste calculée sur des bases fixées par l’Etat (indices –échelons..etc.) et que nous devons appliquer. La ville n’a une marge de manœuvre que sur la partie « Primes » et sur ce point nous sommes parmi les collectivités les plus vertueuses.

Ce sur quoi nous pouvons agir concernant la masse salariale, c’est sur le remplacement des agents partant à la retraite que nous ne remplaçons pas systématiquement : néanmoins si nous ne remplaçons pas, il faut organiser la transmission des savoirs et des compétences, il faut vérifier que le service peut être maintenu.

Question : Pourquoi ne pas réduire les dépenses de personnel en proposant plutôt au berruyer de participer à la vie de leur ville bénévolement = moins de dépenses de fonctionnement = plus d’implication des berruyers à la vie de leur ville

Réponse : Les agents de la Ville remplissent des missions de service public que nous ne pouvons pas confier à des personnes autres que des personnes qui sont habilitées à le faire. Sans mésestimer les compétences des bénévoles, nous avons un devoir de fournir un service de même niveau aux Berruyers ce qui ne pourrait être le cas en ayant des  supplétifs bénévoles qu’il faudrait par ailleurs former, à qui nous ne pourrions pas demander de compte sur le service effectué…etc.  L’idée est louable mais dans les faits, si nous remplacions des agents de la fonction publique par des bénévoles nous serions également condamnés devant le tribunal administratif.


Par contre le travail des bénévoles au sein des associations, et notamment celles que nous finançons, est indispensable à la vie de notre Ville. C’est pourquoi nous avons à cœur de développer régulièrement la fête des associations mais aussi la fête des bénévoles dont nous avons organisé la première édition en 2015 et que nous reconduisons.

Question : Impliquer les personnes en recherche emploi dans le fonctionnement administratif de la Ville= moins de dépenses de fonctionnement= pas de hausse des impôts ou même réduction des impôts

Réponse : Concernant les personnes en recherche d’emplois, les obstacles sont les mêmes que ceux évoqués pour les personnes bénévoles. Par contre nous avons déjà des personnes en apprentissage ou en stage. Et certains marchés publics que nous passons sont attribués à des entreprises d’insertion qui travaillent avec des personnes qui sont depuis trop longtemps à la recherche d’un emploi.

Pour les personnes à la recherche d’un emploi, nous avons ouvert en septembre 2015 un nouveau service la Mission emploi de Bourges qui vous aide à chercher et trouver un emploi.

Question : La ville est-elle en sureffectif ?

Réponse : Nous ne pouvons pas dire que la Ville est en sureffectif car tous les salariés de la Ville de Bourges, agissent dans le cadre d’un poste qui lorsqu’il a été créé est apparu comme nécessaire. Lorsque nous nous réorganisons, nous pouvons faire des économies d’échelle, ce que nous faisons : mais supprimer un poste ne signifie pas forcément une baisse d’effectif, puisque l’agent qui l’occupe s’il est fonctionnaire doit alors être replacé sur un autre poste. Ce n’est qu’avec les départs en retraite que nous pouvons baisser les effectifs.

Question : Vous parlez d'effort.... quel sera l'effort pour les berruyers ?  Dites-nous clairement quelle sera l'augmentation d'impôt ? 

Réponse : Nous ne pouvions pas annoncer notre proposition sur les taux  lors de la réunion publique du 1er février car il s’agissait d’abord de la présenter aux élus lors de la commisision budget qui n’avait pas encore eu lieu à la date du 1er février. Ceci a été fait depuis. Comme vous savez maintenant  l‘augmentation sera de 9 % sur le taux d’imposition (part communale sur votre taxe d’habitation et votre taxe foncière)
Un exemple : vous aviez payé l’an dernier 850 € de taxe d’habitation pour un taux d’imposition de 18 % (par communale)

Si vous aviez payé l’année dernière une taxe d’habitation au taux de 18 % vous serez cette année imposé à 19.6 % (correspondant à une hausse de 9% sur le taux)

Autrement dit, si votre impôt était l’an dernier de 850 euros, il sera cette année de 925 € soit une augmentation de 7,5 € sur 10 mois (si vous êtes en prélèvements mensuels) ou 25 € par tiers (si vous payez par tiers).
Attention cependant à la lecture de votre feuille d’impôts car:
1 – la Ville de Bourges  n’est pas la seule collectivité à pouvoir changer les taux (il y a aussi l’agglomération et le conseil départemental
2 – l’Etat peut également de son côté faire augmenter sa base d’imposition ou faire baisser les abattement (enfants..etc. )

L’exemple que nous avons développé ici n’est donc valable que si le reste ne change pas.

Question : Attention de ne pas trop parler de l'agglomération, si on veut élargir son périmètre. Ne va-t-on pas faire peur aux communes qui pourraient la rejoindre ?

Réponse : Nous avons souhaité être transparents vis-à-vis de la population berruyère, et de l’agglomération. Ce que nous avons présenté le 1er février c’est la situation de la ville en 2015 mais aussi et surtout une prospective pour l’avenir avec un vrai projet de rétablissement des finances de la Ville.

Ce que l’auditeur a pointé, par contre, c’est que nous avions un déséquilibre très fort (si nous nous comparons à ce qui se fait ailleurs en France) entre les charges de centralité portées par la Ville de Bourges et les charges portées par l’Agglomération, qui explique aussi la situation de la Ville. Donc oui la question de l’agglomération est posée, mais nous continuerons à travailler en nous efforçant de trouver des consensus avec les maires de l’agglomération.

Question : Je réside à Bourges depuis 28 ans. Aujourd'hui je ne parviens plus à gagner ma vie correctement. Beaucoup de Berruyers partent.
(Autre question : Ne pensez-vous pas que l'emploi est une priorité ?)

Réponse : Si c’est le niveau d’imposition qui vous invite à partir ; il faut bien regarder la part globale de votre imposition et pas seulement la part communale. Pour des communes de même taille, l’audit a montré que le total des impôts Ville + agglomération par exemple était en dessous de la moyenne. Par rapport, à la comparaison avec d’autres communes plus rurales en périphérie de l’agglomération, il faut tout prendre en compte avant de prendre une telle décision : frais de transports, services de proximité disponibles, vie sociale…etc.

Si vous avez par contre des difficultés liées à l’emploi, sachez que la Ville et l’Agglomération font de leur mieux pour maintenir et développer l’emploi sur le territoire , ce qui a déjà porté ses fruits. Par contre, nous ne pouvons pas toujours agir sur la fermeture d’un établissement. La Mission emploi peut vous aider à essayer de trouver une meilleure situation professionnelle à Bourges ou sur l’agglomération.

Enfin, lorsqu’un Berruyer traverse une période difficile, nous avons des services sociaux qui sont performants et peuvent vous aider : la proximité sur ce point est capitale et, il n’y a rien de pire que l’anonymat et l’isolement pour traverser ces moments. Autre paramètre à prendre en compte si la situation est parfois difficile, nous avons un parc social de logements qui a été très fortement requalifié par le Plan de renouvellement urbain et qui permet d’être bien logé pour des loyers abordables.


En conclusion, ce sont bien toutes ces questions qu’il faut prendre en compte avant de quitter notre ville ! Et bien entendu, nous vous encourageons à rester et à rencontrer nos services :
- Ccas 02 48 23 25 00
- Mission emploi 02 48 67 58 62

Question : Pouvez-vous préciser le rôle de l’Agglomération par rapport à la dette de Bourges ?

Réponse : L’agglomération à un rôle dans la dette accumulée par la Ville de Bourges, au sens où  l’audit a souligné que la Ville avait investi fortement pour des projets qui ont un rayonnement qui dépasse largement la Ville et  pourraient faire partie de ces équipements (ou voieries) qui ont un « intérêt communautaire ». Sur ce point, cela ne joue pas en faveur de la Ville et explique le déséquilibre suivant : tandis que la Ville de Bourges a une durée d’amortissement  de sa dette de 19 ans, l’agglomération n’en a que pour 2 ans. D’un côté c’est trop, de l’autre «pas assez ».

Cela signifie-t-il que les habitants de Bourges vont rembourser les dettes des autres communes ?

Nous ne pouvons donc pas dire cependant que les habitants de bourges remboursent les dettes des autres communes d’Agglomération car elles sont endettées individuellement sur des durées moins longues

Question : Berruyer et contribuable, c'est avec beaucoup d'intérêt que je suis les difficultés financières que rencontre la ville. Je souhaite, étant actuellement dans l'interrogation sur la réalité de situation financière de la ville, connaître le résultat de l'audit avant pouvoir poser des questions.
Avez-vous prévu de prolonger la période de question réponse se fondant sur des faits concrets, ou cette consultation est-elle réalisée est-elle un simulacre de démocratie participative, les résultats de cet audit étant réservé à des initiés déjà informés de la réalité des faits.
Merci de votre réponse.


Réponse : La synthèse de l’audit financier de la Ville de Bourges est disponible depuis le 2 février sur le site internet de la Ville de Bourges.
Synthèse de l'audit financier
Sur cette synthèse commentée du cabinet Klopfer figurent tous les points clefs présentés aux élus et ne cachent rien.
Il est simplement un tout petit peu plus synthétique que le document présenté aux élus qui comportaient par exemple plus de tableaux comparatifs avec d’autres villes.

Bien entendu, vous pourrez poser vos questions lorsque vous le souhaiterez.

 

Publication spéciale finances de février 2016