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Réunion du 02 février 2016

Le conseil de quartier s’est réuni en assemblée plénière le mardi 2 février 2016 à la salle polyvalente du Val d’Auron, sous la présidence de Mme Christelle PRENOIS.

Présents :

- Mme PRENOIS Christelle, Vice-présidente et Maire-adjoint de quartier,
- M. BOYER Jacques, M. DAUGY Daniel, Mme DESGRANGES Nicole, M. FORBEAU Michel, Mme FRISON Annie, M. HOUDEMONT Jean-Pierre, M. JARRY René, Mme PEROT Jacqueline, Mme PICHON Lysiane, M. THOMAS Dominique, Mme TOSOLINI Cécile, M. TRAN Maxime, Titulaires ;
- M. DESAGES Pierre, M. PARIS Pascal, M. RAYON Marcel, Suppléants ;
- Mme MORIN Florence, Coordonnateur de la Démocratie Participative.

Excusés :

- Mme MICHEL Marcella, Maire-adjoint,
- Mme DURANTON PACE Flora, M. SABOURAULT Robert, Mme SCHNEIDER Claire, Titulaires ;
- M. GUERINEAU Jean-Michel, Mme LIEVRE-GUINOT Mathilde, Conseillers Municipaux Suppléants ;
- Mme GILLET Claudine, Mme SIMONNIN Fabienne, Suppléantes.

Absents :

- Mme FELIX Irène, Conseillère Municipale;
- Mme AVILA Florence, Mme BRISSEZ Muguette, Mme CHAMBON Paulette, M. DESGRANGES Jean, M. FRANQUES Francis, Mme HAUSS DESDIONS, M. HAUSS François, M. MARTINAT Robert, Mme THIROT Catherine, Titulaire ;
- M. BOURDIN Jean-Claude, M. SERRA Michel, Suppléants.


Mme Christelle PRENOIS, Maire-Adjoint – Vice-Présidente de quartier, ouvre la séance à 18h15 et souhaite évoquer la mémoire de Sébastien CARTIER. Pour cela, Mme SVABEK, Maire-Adjoint d’Asnières, M. GUEGUEN, Conseiller Municipal délégué aux Nouvelles Technologies, et M. TINAT, Conseiller Municipal délégué à la Politique de la Ville sont venus pour rendre hommage à un ami qui leur était cher.

Il aimait particulièrement ce quartier et était très impliqué dans ce Conseil de Quartier. Mme PRENOIS remémore ses actions réalisées ou en cours de réalisation :
- la création d’un corridor écologique de 10 ha,
- la réalisation d’une passe à poissons au barrage,
- les plantes invasives,
- une étude sur l’aménagement de la plage.

Mme la Vice-Présidente propose à l’assemblée de se recueillir pendant une minute.


I- Validation du compte-rendu

Madame la Vice-Présidente interroge l’assemblée sur d’éventuelles remarques concernant le compte-rendu de la séance précédente.

Aucune observation n’a été faite. Il est donc approuvé à l’unanimité.

II – Sujet commun proposé par M. le Maire : les perspectives d’évolution au niveau de la communauté d’agglomération

Mme Cécile JAMET, Conseillère technique du Cabinet de M. le Maire, expose les perspectives d’élargissement de la communauté d’agglomération. En effet, M. le Maire souhaite apporter une information suite à l’article paru dans les Nouvelles de Bourges.

Dans le cadre de la nouvelle loi NOTRe d’août 2015, l’Etat appelle les communes à des regroupements à l’échelle de 15 000 habitants. L’Etat convie donc les petites communes à fusionner et à faire partie d’une intercommunalité. Par conséquent, le département du Cher est concerné.

En octobre dernier, Madame la Préfète a ainsi présenté un nouveau Schéma de Coopération Intercommunale. Ce document définit les compétences, les types d’intercommunalité et les périmètres de ces Etablissements Publics de Coopération Intercommunale.

Aujourd’hui, la Préfecture propose deux rapprochements : une première possibilité de fusion entre les communautés de communes de Terres Vives et Terroirs d’Angillon, et, à côté de cela un deuxième regroupement entre Terres d’Yèvre, Vals du Cher et de l’Arnon.

Ces nouvelles communautés de communes ainsi créées au Nord et à l’Ouest empêchent la communauté d’agglomération de Bourges de s’agrandir alors que l’agglomération devrait continuer à se développer pour pouvoir envisager la réalisation de grands équipements.

C’est pourquoi, cet axe de développement doit répondre à un besoin d’agir sur un territoire, à l’échelle du département du Cher. La communauté d’agglomération de Bourges souhaite favoriser et développer des atouts sur ce département, en matière de développement économique et d’attractivité.

En effet, au niveau régional, la Ville de Bourges est la troisième ville tandis que l’agglomération se positionne au sixième rang, après Dreux et Blois. Actuellement, BOURGES PLUS rassemble 16 communes et compte 100 234 habitants. Ce choix d’agrandissement permettrait de trouver une meilleure place et se positionner au niveau du troisième rang.


Aujourd’hui, les discussions sont en cours entre les différents présidents de communautés de communes. La communauté d’agglomération de Bourges a formulé un souhait : une extension sur le territoire de Vierzon. Ce schéma favoriserait une complémentarité forte en terme de développement économique à grande échelle.
Notre territoire serait ainsi visible et attractif pour faire venir de nouveaux acteurs locaux.

A côté de cela, des projets communs de territoires - comme Agglobus, le SCOT Berruyer et la mission locale - sont actuellement mis en place avec les communautés de communes suivantes : Terres Vives, Terroirs d’Angillon, et Terres d’Yèvre. Par conséquent, il serait cohérent dans un premier temps de fusionner tous ces périmètres. A savoir dans le cas où cette cohésion se réalise, le projet compterait une agglomération d’environ 250 000 habitants.

L’objectif de cette démarche est donc de renforcer notre département au niveau régional, voire même au niveau national. Aujourd’hui, nos espaces sont considérés à dominante rurale et ce projet permettrait d’inscrire notre territoire dans une dynamique urbaine et métropolitaine.

…………..

Le débat est ouvert.

Un membre se demande pourquoi la commune de Sancerre n’est pas incluse dans la Communauté d’Agglomération. Le vin serait une belle attractivité économique pour BOURGES PLUS.
Mme JAMET indique que cette idée est intéressante. Cependant, dans un premier temps, les élus souhaitent s’ouvrir sur Saint Martin d’Auxigny – Rians. Selon les prospectives régionales, les études montrent plutôt une finalisation avec trois bassins démographiques sur le département du Cher dans 20 ou 30 ans : Bourges – Vierzon, Sancerre et Saint Amand. Néanmoins, Sancerre doit déjà fédérer avec ses communes voisines.
Effectivement, cette démarche est logique. Cette complémentarité entre rural et urbain est un projet très fort.

Une personne remercie Mme JAMET pour ces explications mais émet un avis pessimiste sur la situation. En effet, la population se perd dans ces regroupements et dans le rôle de chacun. Par exemple, elle s’interroge sur la mission du Conseil Départemental et son rôle sur le territoire à moyen terme. De même pour les petites communes voisines, ces fusions doivent être complexes à leur niveau.
Mme JAMET précise que la loi Notre prévoyait la disparition des départements. Actuellement, les communautés de communes continuent d’avancer en maintenant les départements. Toutefois, les élus travaillent et agissent dans le respect des uns et des autres. En outre, aucune petite commune n’a été oubliée. De plus, elles perçoivent des dotations de compensation de l’agglomération pour leur permettre certains investissements. Il faut donc faire un bilan mesuré entre la ville centre et les petites communes.

Un conseiller se demande quelle sera la règle pour nommer le Président et les Vice-présidents.
Mme JAMET explique que ces termes sont définis dans les négociations de fusion. Aujourd’hui, aucune disposition n’est prise. Les règles seront fondées à la création du nouveau périmètre.


Un participant s’interroge sur l’impact du poids de la Ville de Bourges, 67 000 habitants, dans un ensemble de petites communes.
Mme JAMET démontre que la vision de la Ville de Bourges comme une ville forte sur une agglomération de 150 000 habitants peut basculer. En effet, a contrario l’ensemble des communes peut avoir plus de puissance que la ville centre. Par conséquent, Bourges comme les autres communes peuvent avoir peur de l’influence de l’autre. Aujourd’hui, l’importance est de savoir ce qui est viable à moyen terme sur le territoire en matière d’équipements et d’investissements.


III- Réponses de la Ville de Bourges

En ce qui concerne la sécurité sur le quartier, Mme la Vice-Présidente apporte quelques éléments d’information à l’assemblée suite à des questions évoquées au sein des commissions.

M. PAGENAUD, Responsable de la Police Municipale, a indiqué à Mme PRENOIS qu’au cours de l’année 2015 vingt-quatre opérations de police ont été effectuées sur réquisition de Monsieur le Procureur de la République, notamment des interpellations effectuées dans le cadre d’infractions à la législation sur les stupéfiants.
En complément de ces opérations, des passages de la Police Municipale et Nationale sont effectués très régulièrement de jour et de nuit. Trois caméras de vidéo surveillance ont également été installées en 2015. (Esplanade du Val d’Auron, bibliothèque et rue Jean Renoir)
Depuis quelques mois, les services de Police constatent une amélioration de la situation.

Un membre signale qu’une employée de la bibliothèque était très préoccupée par rapport à ce sentiment d’insécurité et souhaite savoir où en est cette situation.
Mme PRENOIS indique que cette personne ne s’est pas manifestée dernièrement.

Un conseiller fait remarquer que depuis quelques temps les vendeurs, situés à côté de la boulangerie du centre commercial SIMPLY MARKET, ne sont plus présents. La situation est plus calme.

Mme PRENOIS, qui habite le quartier, constate qu’actuellement les patrouilles de police circulent de manière régulière.


IV – Voirie / Aménagements & Infrastrutures

Mme MORIN apporte quelques éléments de réponse à la commission.

Proposition 567 : Au carrefour de la rue Heurtault de Lammerville, de la rue du Traité de Rome et du chemin du Grand Mazières, les habitants du nouveau lotissement ne marquent pas toujours le stop.
Réponse de la Ville de Bourges : Les panneaux ont été modifiés. Ils sont désormais plus grands.

Proposition 762 : Installer des obstacles physiques pour interdire la circulation des deux-roues à moteur sur le chemin intérieur longeant le golf.
Réponse de la Ville de Bourges : Des dispositifs existent déjà pour empêcher les quatre roues de circuler sur cette zone. Les services de la Ville ont procédé à une vérification complète afin de savoir si des dispositifs sont manquants.

Concernant les deux roues il est difficile de leur interdire la circulation compte tenu du fait qu’il faut laisser un accès technique pour l’entretien. Les services ne peuvent pas disposer de barrière sélective car les camions d’entretien ne pourront plus circuler.

Le service Espaces Verts a identifié trois zones qui peuvent être sensibles. Une sera gérée par le déplacement de rochers qui se trouvent à proximité et les deux autres seront gérées par la voirie qui installera des potelets amovibles.


Mme MORIN donne ensuite la parole à la commission.

Le groupe de travail revient sur la proposition 569 et comprend que cet aménagement a un coût. Toutefois, les membres proposent dans le cas où l’opération n’est pas prise en compte dans le budget 2016, de marquer au sol le tracé du passage piéton.
Mme MORIN rappelle qu’elle a relancé les services pour prévoir à nouveau cet aménagement dans le budget 2016. Une réponse sera apportée en mars après le vote de ce dernier au Conseil Municipal.

Une personne souhaite revenir sur la proposition 786 : « manque un bateau à l’arrêt de bus situé rue Eirick Labonne ». Le manque des bateaux est une aberrance vis-à-vis des personnes à mobilité réduite.
Mme SVABEK, Déléguée aux personnes en situation d’handicap, indique que les services de la Ville vont résoudre le problème. Mme MORIN va prendre contact avec M. FROT.


V – Le projet des Jardins partagés

Deux personnes mènent actuellement un projet sur la réalisation de jardins partagés dans le quartier. Ils ont commencé à identifier une parcelle et avaient déterminé les besoins en terme pédagogique et logistique pour réaliser cette action.

Mais après une rencontre avec les services de la Ville, une méthode de travail a été définie. En effet, dans un premier temps, le groupe de travail doit identifier les personnes intéressées par ce projet. Puis, en fonction du public ciblé, les lieux des parcelles seront déterminés avec l’ensemble des participants.

Par conséquent, Mme MORIN explique que la démarche est actuellement au stade de la phase d’information, soit « interpeler le public ». En effet, pour que cette action aboutisse, des personnes doivent se mobiliser et être acteur de ce projet. Pour cela, la Direction Communication éditera un article dans les Nouvelles de Bourges du mois de mars pour inciter les habitants à participer à cette action. La population pourra ainsi s’inscrire auprès de Mme MORIN qui se fera le relais avec la commission. A côté de cela, des flyers seront mis à disposition des conseillers de quartier pour solliciter les locataires auprès des bailleurs sociaux.

Ainsi, le groupe de travail présente à l’assemblée une maquette de l’affiche. Aucune observation n’a été faite. Le document est approuvé.


IV – L’enquête des habitants

La commission poursuit son travail de dépouillement et les résultats de l’enquête seront communiqués dans le journal municipal pour le mois de mai.

A côté de cela, les membres profiteront de cet article pour faire un appel auprès des personnes qui n’ont pas été touchées par l’enquête.


VII- Les Conseils Citoyens

Concernant les Conseils Citoyens, Mme MORIN annonce qu’une vingtaine de personnes se sont déplacées à la réunion publique pour s’informer. Seule  une personne s’est inscrite. Par conséquent, Mme MORIN rappelle que cinq candidats peuvent encore s’inscrire et invite les conseillers de quartier à diffuser l’information autour de leur entourage.

Un membre a participé à cette réunion publique et souhaite réagir sur les propos tenus par les interlocuteurs. En effet, l’objectif de cette démarche est expliqué comme un moyen d’ouvrir les débats démocratiques aux personnes exclues, notamment les ménages à faible ressource. A côté de cela, les intervenants indiquent que cette population n’est jamais contactée et qu’aucune action n’a été faite pour eux. Cette personne n’est pas d’accord avec ces propos. Le conseil de quartier du Val d’Auron a justement réalisé un énorme travail à travers l’enquête auprès des habitants vis-à-vis de cette population isolée. De même que M. VIGNERAS, Relais Habitant, est également présent sur le terrain et rencontre ces habitants. Pour lui, il ne faut pas négliger les actions mises en place même si elles sont à petite échelle.

En outre, une personne fait remarquer que deux collèges peuvent s’inscrire à cette instance : les habitants et les acteurs économiques. Cependant, dans le périmètre défini par la Préfecture, aucun commerçant ou profession libérale se situe dans cette zone. Il est dommage que le centre commercial SIMPLY MARKET ne soit pas intégré dans le périmètre.


VIII- Questions diverses

Un membre souhaite revenir sur l’extension de la Communauté d’Agglomération et faire part de son sentiment sur cette évolution tardive. Il trouve dommage que ce territoire ait pris autant de retard dans son développement. Par exemple, des actions ont été réalisées comme la création de zones d’activités à l’extérieure de la Ville et le constat aujourd’hui est une rocade pauvre. De même qu’au niveau du développement de la Communauté d’Agglomération, il regrette que la commune de Fussy n’ait pas fusionné dès la création de cette dernière. Enfin, les infrastructures de la Ville servent à toute la population même au-delà du territoire de BOURGES PLUS, cependant le fonctionnement est à la charge de la Ville de Bourges. Il faut peut-être reconsidérer le fonctionnement. Il regrette que certains choix n’aient pas été pris plus en amont.
Mme PRENOIS explique que BOURGES PLUS est une jeune agglomération et il faut du temps pour faire accepter les choix.

Un conseiller informe l’assemblée que le Département a mis en place une nouvelle signalétique sur l’écosystème autour du lac.

Un membre s’interroge sur la mise en sommeil des Conseils de Quartier suite à l’annonce de la dette de la Ville par Monsieur le Maire. Il semblerait que la Ville soit en grande difficulté financière et par conséquent il se demande si les propositions et/ou projets ne vont pas être mises en veille.
Mme PRENOIS confirme que des économies vont être réalisées toutefois la Ville de Bourges va conserver un service public de qualité. Par conséquent, Monsieur le Maire compte sur les conseils de quartier pour être force de propositions sur des projets à moindre coût. Mme PRENOIS rassure l’assemblée en indiquant que les Conseils de Quartier poursuivront leurs actions de manière pérenne.


Un participant indique qu’un panneau DECAULT a été posé au coin des rues Saint Ursule et avenue de Saint Amand. Ce panneau est très mal placé et interpelle cette personne vue sa position à proximité du feu tricolore.

Un conseiller propose de réfléchir à la mise en place d’un Pédibus.
Mme SVABEK explique que la Ville subventionne cette action à hauteur du montant de l’assurance. A côté de cela, les services fournissent les gilets fluorescents. Enfin, cette démarche fonctionne très bien à l’école BEAUMONT depuis plusieurs années.

 

Mme PRENOIS clôt la séance à 20 heures et invite les membres au prochain Conseil de Quartier le mardi 19 avril 2016 à 18h15, dans la salle polyvalente du Val d’Auron.