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Réunion du 23 juin 2015

Le conseil de quartier s’est réuni en assemblée plénière le mardi 23 juin 2015 à la salle polyvalente du Val d’Auron, sous la présidence de Mme Christelle PRENOIS et de Monsieur le Maire.

Présents :

- M. BLANC Pascal, Maire de Bourges ;
- Mme PRENOIS Christelle, Vice-présidente et Maire-adjoint de quartier,
- Mme MICHEL Marcella, Maire-adjoint,
- Mme AVILA Florence, Mme BRISSEZ Muguette, M. DAUGY Daniel, Mme DURANTON PACE Flora, M. FORBEAU Michel, Mme HAUSS DESDIONS, M. HAUSS François,  M. JARRY René, Mme PICHON Lysiane, M. SABOURAULT Robert, M. THOMAS Dominique, Mme TOSOLINI Cécile, Titulaires ;
- M. BOURDIN Jean-Claude, M. DESAGES Pierre, M. PARIS Pascal, M. RAYON Marcel, M. SERRA Michel, Mme SIMONNIN Fabienne, Suppléants ;
- Mme AFFRET-CHOPINEAU Sophie, Chargée de Mission, et Mme JAMET Cécile, Conseiller Technique, au Cabinet de Monsieur le Maire ;
- Mme MORIN Florence, Coordonnateur de la Démocratie Participative.

Excusés :

- M. CARTIER Sébastien, Maire-Adjoint ;
- Mme FELIX Irène, Conseillère Municipale;
- Mme CHAMBON Paulette, M. DESGRANGES Jean, Mme DESGRANGES Nicole, M. FRANQUES Francis, Mme FRISON Annie, M. HOUDEMONT Jean-Pierre, M. MARTINAT Robert, Mme PEROT Jacqueline, Mme SCHNEIDER Claire, Mme THIROT Catherine, M. TRAN Maxime, Titulaires ;
- M. GUERINEAU Jean-Michel, Mme LIEVRE-GUINOT Mathilde, Conseillers Municipaux Suppléants ;
- Mme GILLET Claudine, Suppléants.

Absents :

- M. BOYER Jacques, Titulaire ;

Mme Christelle PRENOIS, Maire-Adjoint – Vice-Présidente de quartier, ouvre la séance à 18h10 et cite les excusés.

I- Validation du compte-rendu

Madame la Vice-Présidente interroge l’assemblée sur d’éventuelles remarques concernant le compte-rendu de la séance précédente.

Aucune observation n’a été faite. Il est donc approuvé à l’unanimité.


II – Prévention de la gestion des crues

M. MARKESZ, Responsable Rivières Eaux Pluviales, commence par une présentation du service. Ce dernier est composé de 16 personnes. Les missions principales sont organisées sous deux domaines de compétences : les eaux pluviales et la voirie fluviale, qui comprend les cours d’eau, les rivières et le plan d’eau. A savoir que le territoire compte 255km de réseau d’eaux pluviales, 100 hectares de plan d’eau et 20km de berge.

A partir d’une carte, M. MARKESZ expose les dizaines d’ouvrages sur la Ville de Bourges. La gestion de ces ouvrages est assurée par trois personnes à temps plein. En outre, le service possède deux astreintes : une astreinte rivières - pelles et une astreinte crue. Dans le premier cas, les agents sont mobilisés 24h/24h toute l’année, tandis que pour les crues, des équipes sont mises en place d’octobre à fin avril et interviennent sur le terrain en fonction des besoins.

La gestion des crues se gère par rapport aux évènements antérieurs et la Ville a ainsi mis en place pour mémoire des repères de crue situés à proximité de la piscine Coubertin et à l’entrée des Prés Fichaux. Ces outils sont importants au niveau du risque des crues. En appui, des documents existent tels que le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) établi par les services de l’Etat. Le PPRI définit des règles de construction dans les différents secteurs potentiellement inondables. La Ville de Bourges a également un Plan Communal de Sauvegarde (PCS), qui permet de mettre en place une cellule de crise communale apportant une méthode et des outils pour répondre aux différentes problématiques en cas de catastrophes naturelles.

Concernant le plan d’eau du Val d’Auron, cet ouvrage s’étend sur 82 hectares et 2,5km de long. Sa fonction essentielle est le loisir. Son entretien se fait par un faucardage mécanique. Cet ouvrage existe depuis 1972 et sa gestion est régie par un arrêté. La contrainte est de respecter en amont une cote de référence et un débit réservé à minima à l’aval. Ainsi, sa régulation est automatique. Les clapets fonctionnent différemment suivant les saisons, ce qui amène une régulation fine et sensible, qui ne se voit pas à l’œil nu.

La Ville est contrainte à des vérifications réglementaires et en fonction des diagnostics, des investissements ou des ajustements nécessaires sont ainsi effectués. Par exemple, le plan d’eau a déjà bénéficié d’un désenvasement il y a une quinzaine d’années et le coût s’est élevé à 5 millions d’euros. Cela permet une gestion durable de cet espace.

Un conseiller indique que lors du curage un piège à sédiment a été installé.
M. MARKESZ confirme l’installation de ce piège à sédiment. Ce dernier sert à décanter un maximum les éléments de suspension dans l’eau pour éviter de ramener des sédiments dans le plan d’eau. C’est un outil important dans sa gestion.

Une personne s’interroge sur la possibilité d’anticiper les budgets de rénovation du plan d’eau à long terme auprès des fonds européens.
M. MARKESZ indique que cette réflexion est un peu prématurée. Actuellement, la question ne se pose pas au vu de sa bonne gestion.

Un membre propose de mettre en place sur le site de la Ville une information sur l’évolution de la crue.
M. MARKESZ explique que l’information est aujourd’hui accessible à tous, notamment sur le site Vigicrues qui permet d’anticiper la montée des eaux.

La personne insiste en démontrant que ce site apporte seulement des données graphiques et qu’il serait intéressant d’avoir un interlocuteur pour poser ses questions. Elle propose d’indiquer un numéro de téléphone sur le site de la Ville.
M. MARKESZ indique que le téléphone de l’accueil de la Ville de la Bourges est disponible en dehors des horaires d’ouverture. Le gardien bascule la communication vers le cadre d’astreinte.

Un conseiller se demande si la gestion des ouvertures des pelles du plan d’eau peut être régulée pour ne pas inonder les marais en aval de la piscine Robinson afin d'épargner les cultures.
M. MARKESZ explique que cet ouvrage est géré de la même manière depuis plusieurs années. Un capteur en amont déclenche les pelles et l’idée est de réguler l’amont par rapport à la cote définie. L’eau qui arrive lors des crues doit s’étaler et occuper l’espace, par exemple le parking Robinson.
M. le Maire complète en rappelant qu’il ne faut pas perdre de vue que les marais sont des zones inondables qui ont pour rôle d’éviter d’inonder la zone urbanisée de la Ville.

III- La Piscine Robinson

M. le Maire intervient ce soir sur la piscine Robinson à la demande des Conseillers de Quartier. Il a bien pris connaissance du courrier et tient à apporter des explications sur ce sujet.

M. le Maire indique que la piscine Robinson fonctionne seulement trois mois par an. Elle est située sur une zone inondable et cet environnement contraint la Ville a dépenser 50 000 € par an pour la remise en activité. A côté de cela s’ajoute l’encadrement sur la période d’ouverture et la partie fonctionnement qui coûte 200 000 € par an. Par conséquent, cette structure coûte 250 000 € par an pour une période de trois mois.

Sa fermeture a été une décision difficile à prendre car la piscine Robinson est un lieu symbolique pour le quartier. L’impact sentimental a bien été pris en compte. Mais la décision est prise. Elle a été mesurée et discutée avec les élus et les services de la Ville.

En outre, l’Agence Régionale de Santé a alerté la municipalité sur des problématiques d’hygiène et de sécurité. En effet, la structure ne respecte plus les règles de conformité imposées. La remise aux normes s’élève à 3 ou 4 millions d’euros. En comparaison, trois millions d’euros est l’équivalent du montant de la subvention annuelle pour le Centre Communale d’Action Sociale.

Par conséquent, M. le Maire confirme sa prise de décision en expliquant qu’il ne veut prendre aucun risque par rapport à l’état actuel de la piscine.

Autre argument, la communauté d’agglomération Bourges Plus est bien pourvue en piscines. Quatre structures sont réparties sur le territoire pour une population de 97 000 habitants. La question se serait posée différemment dans le cas où il aurait eu une insuffisance d’établissements de ce type.

De plus, les services ont constaté une diminution des entrées des piscines Robinson et Gibjoncs et une augmentation de celles du Centre Nautique. En effet depuis 2010, une diminution de la fréquentation sur Robinson a été enregistrée, avec un peu moins de 900 entrées pendant l’été.

Par ailleurs, certaines personnes annoncent que le camping va perdre son étoile suite à la fermeture de la piscine. Or, les étoiles sont données à des campings qui ont une piscine à l’intérieur du site. La fréquentation des campeurs est actuellement entre 3 et 5% de la population. Les campeurs ne viennent donc pas pour profiter de la piscine.

A côté de cela, la municipalité a réfléchi à de nouveaux aménagements au Centre Nautique pour améliorer les aires de jeux pour enfants, la création d’endroits pique-nique afin d’apporter un plus à la conception de la piscine. Des navettes seront également mises en place du Val d’Auron au Centre Nautique. La fréquence est en cours de réflexion car cette démarche n’étant pas gratuite, il convient de bien étudier son coût de revient.

En ce qui concerne la baignade, le lac du Val d’Auron a une qualité de l’eau autorisant la baignade. Toutefois, l’eau a des problèmes de turbidité, ce qui signifie la présence de micro - algues qui troublent l’eau. L’idée serait de créer un grand bassin à l’intérieur du lac. Cette opération est estimée à 3 ou 4 millions d’euros car la technique à employer n’est pas facile à maîtriser.
En attendant la municipalité souhaite mettre en place des aménagements de loisirs autour du plan d’eau, tels que des zones de pique-nique, et des aires de jeux. L’objectif est d’apporter à ce coin de verdure le côté bucolique de la piscine Robinson et d’offrir un lieu sympathique pour les familles.

La municipalité a également demandé à un Cabinet d’Etude de réaliser un diagnostic du transfert des infrastructures à la communauté d’agglomération Bourges Plus, notamment pour les piscines et le Conservatoire de Musique et de Danse. Le Cabinet d’Etude a conclu que la piscine Robinson devait être rasée. Techniquement, la reconstruction est impossible, notamment parce que ce site est en zone inondable.
Enfin, M. le Maire précise que les centres de loisirs ne pratiquent plus d’activités dans cette structure depuis quelques années et sont favorables à cette fermeture.

Monsieur le Maire ouvre le débat.

Un conseiller indique qu’il est contre cette fermeture. Il trouve dommage que des subventions n’ont pas été demandées auprès de la Région ou des Fonds Européens. Le centre nautique n’a pas le même public que la piscine Robinson, ce sont surtout les nageurs qui utilisent cette structure.
M. le Maire précise que le bassin ne reçoit pas seulement les nageurs de compétition. Des plages horaires sont aussi ouvertes pour le public.
Sur les demandes de subvention, les fonds européens comportent de moins en moins d’aide et sont ciblés sur des actions précises. La piscine Robinson ne répond pas aux critères mis en place. En outre, les subventions aident l’investissement et non le fonctionnement. Aujourd’hui, nous avons une impossibilité réglementaire et technique de construire à cet endroit. La demande serait donc refusée.

Une personne demande une précision sur une possibilité de reconstruction sur ce site.
M. le Maire confirme qu’il est impossible de construire sur cette zone inondable.

Elle complète en indiquant son inquiétude sur cette question d’hygiène et se pose la question de savoir depuis combien temps dure ce problème d’hygiène. Car elle pratique cette structure depuis des années.
M. le Maire indique que ce problème n’est pas nouveau et a eu lieu depuis tout le temps, mais lui ne souhaite pas qu’il perdure.

Un membre rappelle une proposition de 2011 relative à la création d’une piscine dans le lac. Il soumet l’idée d’isoler une zone et de traiter son volume.

Un conseiller propose d’associer l’INSA pour trouver un processus pour réaliser une piscine dans le lac.

Une personne demande si une étude a été faite pour créer une autre piscine Robinson sur un autre territoire à proximité.
M. le Maire indique que des terrains ont été identifiés aux abords de la plage de Plaimpied. Aucune instruction n’est envisageable à proximité de la piscine Robinson car la zone inondable est très étendue.

Un membre insiste sur la fonction sociale qu’avait la piscine Robinson. Pour cela, il faut prévoir quelque chose pour son remplacement. Il ne pense pas que les habitants du quartier prendront les navettes pour se rendre au Centre Nautique.
M. le Maire est favorable avec cette argumentation de conserver du lien social entre les différentes générations.

Un participant émet sa réserve sur le futur aménagement. Ce dernier ne devra pas être un complexe attractif mais une structure qui conservera le côté nature.
M. le Maire souhaite un agréable environnement, convivial qui recrée du lien social dans le même esprit que celui de la piscine Robinson.

Un conseiller souligne que le futur aménagement doit rester une structure à taille humaine et non un énorme complexe aquatique.
M. le Maire partage tout à fait cette idée. Actuellement, sur le court terme, la municipalité essaye de pallier la situation et dans le moyen terme, elle verra pour la mise en place d’une nouvelle structure.

IV – Les commissions

Madame la Vice-Présidente demande qu’un rapporteur de chaque commission explique les travaux effectués à l’occasion de leurs réunions de travail.

A/ Voirie et Handicap & Aménagements et infrastructures

Suivi des propositions
La commission s’est réunie et a étudié les réponses de la municipalité transmises avec la convocation. Les membres souhaitent quelques précisions sur le vocabulaire. Le terme « à surseoir » porte des questions.

Pour la proposition 668, les services indiquent que les miroirs ne sont pas préconisés et la décision indiquée est « à surseoir ». Les membres se demandent si la réponse est effectivement un « non ».
M. le Maire précise que les poses de miroirs ne se feront plus et même qu’il préconise de tous les enlever. Ils sont sources d’accident parce qu’ils déforment les distances et ces mobiliers urbains se salissent et givrent en période d’hiver. Donc la réponse est « non ».

« A surseoir » est plutôt adapté lorsqu’un aménagement va être intégré dans un projet ou dans une programmation future de travaux. Les termes seront revus et plus clairs pour les prochaines propositions.

Mme la Vice-Présidente informe la commission que la proposition 667 relative aux plantes invasives sera réalisée. En effet, un article paraîtra dans les Nouvelles de Bourges dans l’édition de cet été.

Projet de jardins partagés
La commission poursuit en exposant un projet de jardins partagés dans le quartier. Les membres ont repéré un terrain appartenant à la Ville à proximité du chemin des Maluettes. L’idée est de réaliser des jardins partagés dans le même esprit que ceux du quartier Aéroport et par conséquent de créer une association pour faciliter sa gestion. Des croquis ont été réalisés et montrent la réalisation de jardins à thèmes, la plantation d’arbres fruitiers et la construction de petits cabanons pour ranger le matériel. Ils souhaiteraient clôturer l’espace pour éviter aux personnes malveillantes d’entrer sur le site. En outre, un système de récupération des eaux pluviales est prévu pour l’arrosage.

Leur réflexion s’est portée sur une étude de faisabilité à la parcelle. Les membres ont pris contact avec la personne à l’initiative du même projet sur le quartier Aéroport qu'elle leur apporte son expérience. Leur projet est régie en association et comprend 23 adhérents. Les plants sont choisis en commun. La commission souhaite prendre contact également avec la régie de quartier pour qu'elle lui apporte son soutien.

Aujourd’hui, le but est de mobiliser les habitants du quartier et en même temps de réaliser du lien intergénérationnel.

M. le Maire indique qu’à la création des jardins partagés à l’Aéroport, il était dubitatif sur cette idée. Mais aujourd’hui ce projet fonctionne très bien et le Maire est très favorable à une opération sur un autre quartier. Il encourage la commission à amorcer l’idée. Toutefois, l’associatif a ses limites et ce sont les mêmes personnes qui sont sollicitées. Un pilotage par la régie serait plus favorable.


B/ Animation et cohésion sociale

La commission poursuit son action sur l’enquête auprès des habitants. Les membres se sont répartis la distribution des flyers sur différentes manifestations : la brocante du Val d’Auron, le forum du lien social et à la sortie de l’école Jules Ferry en lien avec le Relais Habitant Bourges.

Actuellement, 100 réponses ont été récoltées mais il est encore trop tôt pour faire un constat. Un bilan sera présenté à la suite du dépouillement. Pour cela, la commission demande une aide auprès de la municipalité.

Toutefois, les membres sont très satisfaits. Le rôle du conseiller de quartier est de faire du lien avec les habitants et à travers cette enquête, ils ont obtenu des échanges très intéressants. Finalement, ce questionnaire est un très bel outil de communication et permet de créer un lien social.


Mme la Vice-Présidente indique à la commission que leur proposition d’installer des bornes de parcours d’orientation autour du lac existe déjà sur la berge côté Base d’Aviron et Base de voile jusqu’à la passerelle, vers la plage. Des cartes support sont à votre disposition ce soir.

IV– Questions diverses

La question du planning mensuel, envoyé par messagerie, a été mise à l’ordre du jour.
Mme MORIN explique qu’à chaque début de mois, elle envoie un calendrier répertoriant les réunions des commissions, les conseils de quartier, les évènements en lien avec ces instances et les réunions publiques. Cette diffusion est communiquée auprès des 6 Conseils de Quartier. Par conséquent, certaines réunions ne concernent pas forcément le quartier. Mais, ainsi, les conseillers ont une vision globale des actions proposées par la Ville ou par les Conseils de Quartier. Enfin, elle précise que les réunions publiques sont ouvertes à tout le monde.

Mme la Vice-Présidente ouvre le débat.

Un membre propose de mettre à disposition des ruches pour les habitants.
M. le Maire indique qu’aujourd’hui des ruches sont positionnées dans les écoles et à la mairie. Cette idée pourrait être développée par exemple au niveau du jardin partagé.

Mme PRENOIS clôt la séance à 19h45 et invite les membres à boire le verre de l’amitié.

Le prochain Conseil de Quartier aura lieu le jeudi 15 octobre 2015 à 18 heures, dans la salle polyvalente du Val d’Auron.