Vous êtes ici : Accueil > Vie de la ville > Forum social > Forum social 2013 > Ecologie et médias : peut-on tout dire ? peut-on tout écrire ?

Ecologie et médias : peut-on tout dire ? peut-on tout écrire ?

Ecologie : peut-on tout dire ? Peut-on tout écrire ?Avec Jacques LEGROS, journaliste, présentateur du journal de 13h sur TF1, Serge LEPELTIER, Ancien Ministre, Maire de Bourges, Pascal BLANC, Maire-adjoint chargé de l’animation des conseils de quartier, Roland Narboux, Maire-adjoint délégué à l'écologie et au développement durable.

La couverture de l’actualité économique a repoussé à la marge celle des questions environnementales.
Quelle place les médias accordent-ils à l’écologie ? Peut-on toujours enquêter sur tout ? Peut-on tout écrire ?

Jacques LEGROS lance le débat en apportant quelques précisions sur le métier de journaliste.

Pour lui, un journaliste doit être un poste de vigie, un poste d’observation.
A la question : ‘‘les médias font-ils leur travail ?’’, il répond clairement par la négative.
Il se demande également ce que peuvent relater les médias et ce qu’ils doivent privilégier entre les ‘‘petits’’ sujets ou les ’’grands’’ sujets.
Pour lui, les médias devraient transmettre un savoir et des valeurs. Or, il regrette l’immédiateté des médias d’actualité qui préfèrent l’émotion à la réflexion et qui parfois affolent plus la population qu’ils ne l’informent. On en viendrait presqu’à désinformer plutôt qu’à informer et à semer la confusion dans l’esprit de la population.
A force de vouloir tout dire, les médias sont devenus ‘’bruyants’’ entrainant une sorte de pollution médiatique occultant certains thèmes fondamentaux, notamment celui de l’écologie et de la solidarité.
A ses yeux, l’écologie est une valeur fondamentalement politique. Mais ‘‘l’écologie est morte’’ car elle est née d’une récupération politique et est, aujourd’hui, trop liée au dogmatisme politique. Cela est d’autant plus navrant que les politiques et les journalistes devraient travailler de concert et élaborer une vision écologique d’ensemble. Il n’est pas souvent évoqué le potentiel de développement économique lié au développement durable.
En outre, on a le sentiment que la parole des écologistes et des scientifiques a été confisquée par les médias et les politiques.
Il faudrait donc leur redonner la parole, à condition que celle-ci soit plus facilement compréhensible.
En conclusion, on ne peut pas tout dire, il est nécessaire de mettre un filtre aux informations délivrées à la population, celui des valeurs et des modèles à respecter.