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Journée mondiale du droit à l'avortement

A l'occasion de la «Journée Mondiale du Droit à l'avortement » le mardi 28 septembre prochain, la Ville de Bourges propose plusieurs temps fort tout au long de cette journée.

Dévoilement de la plaque
du Square Gisèle Halimi - 11h

En présence de :

Jean-Yves Halimi, fils ainé de Gisèle Halimi, avocat.
Faye Tadros Fish, avocate, militante féministe, notamment, au sein de l'association "Choisir la cause des femmes", co-fondée et dirigée par Gisèle Halimi. Elle a été corédactrice de la Clause de l'Européenne la plus favorisée et en 2008, co-organisatrice du colloque européen avec le label de la Présidence française de l'Union Européenne, s'intéressant plus particulièrement à la question de la participation des femmes à la vie politique dans l'Union européenne.

Un square en hommage

Dans le cadre de sa politique publique dédiée à la Santé et à l'Egalité Femmes-Hommes portée par la 1ère Maire-adjointe, Magali Bessard, la Ville de Bourges affiche son engagement en faveur des droits des femmes. A l'annonce du décès de Gisèle Halimi mardi 28 juillet 2020, le Maire de Bourges, Yann Galut, s'est engagé à lui dédier un nom de rue. Le square situé avenue Ernest Renan en contre bas du boulevard Lahitolle est apparu comme une place de choix pour lui rendre pleinement hommage ; Espace de rencontre, aire de jeux pour les enfants, le square est un lieu de vie où tous les âges et milieux se côtoient. En outre, ce choix marque la volonté de la Ville de rendre aux femmes toute leur place dans l'espace public, et la proximité avec des établissements d'enseignement supérieur, témoigne de la symbolique de transmission de la mémoire d'une femme qui a marqué l'Histoire de France.

Gisèle Halimi:
Avocate, femme politique et militante féministe

Avocate, femme politique et militante féministe, Gisèle Halimi a consacré sa vie et sa carrière d'avocate aux côtés des opprimés.e.s, des peuples colonisés, des pauvres, des femmes. Infatigable combattante, elle utilisa le droit et les procès pour faire progresser les droits des femmes en France.

Signataire du « Manifeste des 343 » en 1971, Gisèle Halimi a largement contribué à la dépénalisation de l'avortement. Avec le retentissant procès de Bobigny( 1972) elle met à terre la loi de 1920 pénalisant l'avortement. Avec notamment Jean Monod et Simone de Beauvoir, elle fonde l'association « Choisir » et rédige une proposition de loi relative à la liberté de la contraception et de l'avortement, ouvrant ainsi la voie vers la légalisation avant la loi Veil de 1975. Elle a ensuite poursuivi son combat pour le remboursement à !'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) voté en 1982.
Au procès d'Aix-en-Provence (1978), elle exigea que le viol soit reconnu non plus comme un simple délit mais bien comme un crimeloi adoptée en 1980. Toute sa vie durant Gisèle Halimi a défendu la cause des femmes envers et contre tout.

Avec Choisir, en 1979, elle lance le projet de la « Clause de l'Européenne la plus favorisée » visant l'harmonisation par le haut des droits des femmes européennes. L'objectif étant de retenir les lois les plus progressistes, existantes en Europe, et de créer un bouquet législatif qui s'applique à toutes les citoyennes et toutes les femmes migrantes dans l'Union européenne. La clause vise cinq domaines : le droit de choisir de donner la vie, le droit de la famille, la lutte contre les violences faites aux femmes, le travail et la politique.
L'Union européenne ne s'est jamais emparée de ce travail, préférant laisser le sujet à l'appréciation des Etats membres. Aujourd'hui, alors que certains pays d'Amérique latine insufflent un vent nouveau et prometteur pour les femmes, des Etats de l'Union européenne semblent au contraire avoir choisi de faire volte-face en adoptant une posture rétrograde vis-à-vis des droits fondamentaux des femmes, tel que le droit à disposer de son corps (Malte, Pologne, Slovaquie, ... ).

De 16h à 18h

Forum d'information autour des questions liées à la sexualité et au droit des femmes
Hall de l'INSA • 88 Bd Lahitolle, 18000 Bourges
Stands avec les partenaires de la Ville dans le hall de l'Institut National des Sciences Appliquées INSA. Ouvert à toutes et tous ;
« Les questions de contraception et d'IVG ne doivent pas être déconnectées des questions globales de l'éducation à la sexualité et aux droits des femmes. »

A 18h

Echange sur : « du désir d'enfantement à l'injonction»
Amphithéâtre de l'INSA • 88 Bd Lahitolle, 18000 Bourges
Avec Marine Périn, youtubeuse, réalisatrice. Prix d'éloquence Gisèle Halimi de la Fondation des Femmes en décembre 2020 pour son discours « La bonne mère » dénonçant la charge mentale qui pèse sur les mères.
Ce temps d'échange sera animé par Valérie Milvoy, journaliste. Il s'agit d'interroger la représentation de l'injonction à la maternité et la stigmatisation des femmes qui ne veulent pas être mères ou qui recourent à l'avortement.