Une signature pour la biodiversité
2010, année de la biodiversité
La Ville de Bourges s’engage, à travers une charte, à protéger la biodiversité de son territoire. L’objectif est de formaliser les actions de protection de la biodiversité berruyère et de les développer.
Contraction de « diversité biologique », la biodiversité est une expression désignant la variété et la diversité du monde vivant (végétaux, animaux, milieux). Cela revient à appréhender les relations et interactions qui existent tant entre les organismes eux-mêmes qu’entre les organismes et leur milieu. Préserver la biodiversité aide au maintien des conditions de vie des animaux et végétaux. A ce jour, plus de 1,9 million d’espèces sont répertoriées, mais on estime qu’il en existe entre 10 et 30 millions dans le monde.
Par cette charte, la Ville de Bourges s’engage au niveau de :
- La protection des espaces naturels par le Plan Local d’Urbanisme pour préserver de tout aménagement les zones riches en biodiversité
- Exemples :
Le plan d'eau bénéficie d’un arrêté de protection de biotope.
La zone des Garettes est classée zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique.
Il existe deux zones Natura 2000 (dédiées à la protection des chauves-souris et des oiseaux). La démarche Natura 2000 s’appuie sur l’intégration de la politique de préservation de la biodiversité et de protection des espèces et habitats naturels.
- L’entretien des cours d’eau et espaces naturels pour maintenir la richesse faunistique et floristique présente à Bourges
- Exemples :
Bourges totalise 13 cours d’eau qu’il faut surveiller afin de s’assurer qu’ils ne sont pas obstrués.
Les coulants sont dévasés.
Les plantes envahissantes comme la jussie et la myriophylle sont enlevées afin d’éviter l’appauvrissement du milieu.
- La création de corridors biologiques afin de développer une trame verte sur la ville et permettre le déplacement de la faune sur le territoire communal
- Exemples :
Les arbres, les plantations de haies ou encore la végétalisation des ronds-points permettent d’avoir une continuité écologique sur le territoire.
La rocade verte, les alignements d’arbres mais également le canal de Berry sont considérés comme des corridors écologiques, complémentaires des jardins des particuliers. Ils contribuent aux déplacements des petits animaux sur Bourges.
- La plantation de nouveaux végétaux adaptés au climat du Berry lors de l’aménagement de nouveaux espaces publics et en remplacement des arbres abattus
- Exemples :
Bourges compte plus de 11 000 arbres d’alignement qui structurent l’espace et ponctuent les liaisons entre les quartiers. Pas moins de 80 espèces sont réparties sur le territoire : érables, platanes, peupliers, tilleuls…
La Ville, au fil des aménagements et travaux, peaufine ces plantations. A chaque fois qu’il est nécessaire d’enlever un arbre, un autre est replanté. La Ville profite du Plan de Renouvellement Urbain pour planter des arbres et ainsi développer sa trame verte de la ville.
L’essence des végétaux plantés est étudiée pour qu’elle soit la plus adaptée possible au climat berruyer pouvant supporter autant le froid que la chaleur.
- Le développement de la gestion différenciée des espaces verts et de la voirie pour accélérer la réduction de l’utilisation de produits chimiques et de carburant non renouvelables
- Exemples :
La Ville de Bourges limite autant que faire se peut l’utilisation de produits chimiques. Il n’y a d’ailleurs plus d’application de produits phytosanitaires au niveau de la voirie.
Depuis 2000, les jardiniers des serres municipales font appel à la protection biologique intégrée. Ils introduisent des insectes auxiliaires qui vont s’attaquer aux prédateurs qui menacent les plantes vertes.
- La création de conditions de vie propices au maintien ou à l’installation de la faune sur le patrimoine bâti de la ville lors de travaux d’entretien
- Exemples :
Même s’ils sont discrets, des animaux nichent dans certains bâtiments communaux (la Ville dispose de plus de 250 bâtiments). Il s’agit de préserver hirondelles et autres chauves-souris lors de travaux d’entretien ou de rénovation, par exemple. En effet, la Ville essaie de recréer les conditions d’installation et de vie des animaux pour qu’ils puissent se déplacer.
- La diminution progressive de l’intensité de l’éclairage public afin de limiter le dérangement des animaux lucifuges
- Exemples :
Il s’agit de développer la « trame noire », ces zones sans éclairage public, ne dérangeant pas les animaux nocturnes. Ce sont des zones naturelles notamment les parcs, jardins, rocade verte…
Mais il est également possible d’agir au niveau de l’éclairage public. En 2009, une étude a été menée afin d’analyser le niveau d’éclairage public de Bourges. La Ville ajuste au fur et à mesure le bon niveau d’éclairage garantissant à la fois la sécurité des Berruyers tout en gênant le moins possible les animaux.
Dans le quartier du golf, une expérience est menée. Elle consiste à éteindre un candélabre sur deux entre 23h et 5h du matin.
- L’organisation d’opération de communication afin de sensibiliser le public à la problématique de la protection de la biodiversité
- Exemples :
Expositions (biodiversité, photographes de nature…), conférences (Festival International du Film Ecologique) et documents (atlas de la biodiversité) sont autant d’éléments destinés à sensibiliser les Berruyers à l’importance de veiller à la biodiversité de la ville.
Un Petit guide de la biodiversité à Bourges vient d’être édité. Ce 16 pages a vocation à expliquer ce qu’est la biodiversité à l’aide d’exemples concrets et de montrer aux habitants comment agir pour la préserver.
- Le soutien aux associations environnementales dans leurs actions de terrain et de sensibilisation
- Exemple :
La Ville soutient notamment financièrement Nature 18 pour l’installation d’une plate forme d’observation au lac d’Auron.